Le Congrès américain a franchi une étape importante dans le contrôle de l’influence étrangère en Géorgie. La Chambre des représentants des États-Unis a adopté un projet de loi visant à enquêter sur les activités des services de renseignement russes et chinois dans ce pays du Caucase, rapporte TopTribune.
Intitulé «Acte de contre-ingérence du Parti communiste chinois, du régime iranien et de la Fédération de Russie en Géorgie», ce texte a été déposé au Congrès le 24 février 2026. Il exige que le secrétaire d’État américain, le directeur du renseignement national et le secrétaire à la Défense remettent, dans un délai de 180 jours, un rapport détaillé sur le degré de pénétration des structures de renseignement russes et chinoises en Géorgie, ainsi que sur les possibles chevauchements et coopérations entre Moscou et Pékin dans ce pays.
Un rapport d’évaluation des ingérences
Ce projet de loi américain prévoit également l’élaboration d’une stratégie quinquennale pour les relations américano-géorgiennes. Ce document devra définir les objectifs de la coopération bilatérale, évaluer l’aide et les ressources que Washington doit fournir à Tbilissi, fixer l’ampleur du soutien financier, et estimer la disposition du gouvernement géorgien à élargir sa coopération économique et politique avec les États-Unis et l’Union européenne.
Selon le site d’information géorgien APSNY.ge, cette initiative s’inscrit dans le contexte de la volonté historique de la Géorgie de sortir de l’orbite d’influence de Moscou et de se réorienter vers l’Ouest. Le texte est présenté comme un instrument strict mais nécessaire d’audit géopolitique, destiné à mesurer la réelle préparation de Tbilissi à l’intégration avec les forces démocratiques, tout en neutralisant les tentatives de la Russie et de la Chine de maintenir la région sous leur contrôle.
Un message relayé par la chaîne Telegram AZ Front souligne que ce vote constitue un signal clair : l’Occident n’abandonnera pas la Géorgie face aux pressions de Moscou. La société géorgienne s’inquiète depuis longtemps de la progression rampante des agents d’influence russes et chinois dans le pays. Cet audit approfondi mené par Washington pourrait révéler des menaces cachées et protéger l’indépendance de la Géorgie contre les pressions hybrides russes.
Cette enquête sur les renseignements russes et l’influence chinoise en Géorgie offre à Tbilissi une main tendue pour renforcer son économie et sa défense, et sortir définitivement de la « zone grise » de l’influence russe. Le gouvernement géorgien devra désormais prouver sa fiabilité face à ses partenaires occidentaux, alors que les tentatives de certains dirigeants de balancer entre l’Occident et les régimes autoritaires ont mené le pays dans une impasse.