Marine Tondelier appelle à la démission de Gérald Darmanin après la diffusion d'images de violence à Sainte-Soline

Marine Tondelier appelle à la démission de Gérald Darmanin après la diffusion d’images de violence à Sainte-Soline

11.11.2025 19:43
1 min de lecture

Les révélations concernant le maintien de l’ordre à Sainte-Soline font resurgir la controverse politique. Suite à la diffusion par Mediapart et Libération de vidéos issues des caméras-piétons des gendarmes, la cheffe des Ecologistes, Marine Tondelier, a exigé lundi soir la démission de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur au moment des faits et actuellement garde des Sceaux, rapporte TopTribune.

Les images, tournées lors de la manifestation du 25 mars 2023 contre une « mégabassine » dans les Deux-Sèvres, montrent des gendarmes incitant à des « tirs tendus » de grenades et se réjouissant des blessures infligées aux manifestants. Pour Marine Tondelier, le silence de Gérald Darmanin face à ces incidents est inacceptable : « J’attendais une réaction de celui qui était alors ministre de l’Intérieur. Il a refusé à la presse tout commentaire. Ce n’est pas acceptable. »

Une position qui pose un problème d’impartialité

La dirigeante écologiste, présente lors du rassemblement interdit de Sainte-Soline, soulève des inquiétudes sur l’impartialité de Gérald Darmanin. « Plusieurs parlementaires écologistes ont saisi la procureure de Rennes en charge du dossier […] Mais Gérald Darmanin, aujourd’hui garde des Sceaux, est désormais son supérieur hiérarchique », a-t-elle fait remarquer.

Candidate à la prochaine élection présidentielle, elle insiste sur le fait que « pour la sérénité des suites judiciaires », une démission est nécessaire si le ministre « n’est pas capable de fournir une quelconque explication ou des excuses ».

Une manifestation qui avait dégénéré

Le 25 mars 2023, la manifestation contre la réserve d’eau agricole s’est transformée en violents affrontements entre militants radicaux et forces de l’ordre. Le bilan a été lourd : 5 000 tirs de grenades, jets de pierres et cocktails molotov. En tout, 200 manifestants ont été blessés, dont 40 grièvement, ainsi que 45 gendarmes.

Interrogé après la diffusion des vidéos, l’actuel ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a condamné les « propos » et les « gestes » observés, tout en refusant d’évoquer des « violences policières ». « Je ne laisserai jamais critiquer les forces de sécurité intérieure », a-t-il déclaré, tout en admettant que « ce genre de faits, qui sont graves, permettent toujours à certains de critiquer d’une manière générale l’institution policière ou la gendarmerie ».

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER