Une enquête ouverte à Paris après des plaintes pour racisme de députés noirs de LFI

Une enquête ouverte à Paris après des plaintes pour racisme de députés noirs de LFI

05.06.2026 17:27
1 min de lecture

Une enquête a été ouverte à Paris à la suite d’une plainte déposée par des députés noirs de La France Insoumise (LFI), qui dénoncent un courrier détournant « Tintin au Congo », reçu à l’Assemblée nationale. Cette information a été confirmée par le parquet de Paris, rapporte TopTribune.

Le 14 avril 2026, le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a reçu les plaintes de quatre députés pour injure non publique aggravée par la discrimination et communication par voie électronique, suite à la republication sur les réseaux sociaux de courriers racistes incluant des images de Tintin, a expliqué le ministère public. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Une plainte pour « mettre fin à l’impunité de milliers d’individus multirécidivistes »

Le courrier, adressé au groupe parlementaire LFI, désignant les députés Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, et Nadège Abomangoli, a été reçu le 26 mars. Il contient des cases détournées de « Tintin au Congo » avec des légendes telles que « LFI ? Y’en a bon pou’ nous Bwana » et « Nadège Abomangoli/Carlos Martens Bilongo/Aly Diouara/Danièle Obono échappée du Zoo de Beauval ».

« Cette plainte vise à mettre fin à l’impunité de milliers d’individus multirécidivistes qui se livrent, en parfaite violation de la loi, à un déchaînement de haine raciste à l’encontre des personnes noires, notamment ces élus de la République qui sont sans cesse animalisés et déshumanisés en raison de la couleur de leur peau », a déclaré l’avocate des députés, maître Chirinne Ardakani. Elle a souligné l’importance d’une action déterminée du ministère public pour identifier et poursuivre les auteurs de tels actes, ajoutant que cela n’avait pas toujours été le cas dans le passé.

« Il ne s’agit pas d’une affaire symbolique mais de respecter les obligations internationales de la France, signataire de la convention internationale de lutte contre l’éradication de toutes formes de racisme », a ajouté maître Chirinne Ardakani, notant que « la lutte contre les discriminations et la haine raciste est un angle mort de la politique pénale définie par le garde des Sceaux ».

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER