Une enquête a été ouverte à Paris à la suite d’une plainte déposée par des députés noirs de La France Insoumise (LFI), qui dénoncent un courrier détournant « Tintin au Congo », reçu à l’Assemblée nationale. Cette information a été confirmée par le parquet de Paris, rapporte TopTribune.
Le 14 avril 2026, le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a reçu les plaintes de quatre députés pour injure non publique aggravée par la discrimination et communication par voie électronique, suite à la republication sur les réseaux sociaux de courriers racistes incluant des images de Tintin, a expliqué le ministère public. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).
Une plainte pour « mettre fin à l’impunité de milliers d’individus multirécidivistes »
Le courrier, adressé au groupe parlementaire LFI, désignant les députés Danièle Obono, Aly Diouara, Carlos Martens Bilongo, et Nadège Abomangoli, a été reçu le 26 mars. Il contient des cases détournées de « Tintin au Congo » avec des légendes telles que « LFI ? Y’en a bon pou’ nous Bwana » et « Nadège Abomangoli/Carlos Martens Bilongo/Aly Diouara/Danièle Obono échappée du Zoo de Beauval ».
« Cette plainte vise à mettre fin à l’impunité de milliers d’individus multirécidivistes qui se livrent, en parfaite violation de la loi, à un déchaînement de haine raciste à l’encontre des personnes noires, notamment ces élus de la République qui sont sans cesse animalisés et déshumanisés en raison de la couleur de leur peau », a déclaré l’avocate des députés, maître Chirinne Ardakani. Elle a souligné l’importance d’une action déterminée du ministère public pour identifier et poursuivre les auteurs de tels actes, ajoutant que cela n’avait pas toujours été le cas dans le passé.
« Il ne s’agit pas d’une affaire symbolique mais de respecter les obligations internationales de la France, signataire de la convention internationale de lutte contre l’éradication de toutes formes de racisme », a ajouté maître Chirinne Ardakani, notant que « la lutte contre les discriminations et la haine raciste est un angle mort de la politique pénale définie par le garde des Sceaux ».