Marine Le Pen présente sa défense au procès en appel sur l'affaire des assistants du RN à Paris

Marine Le Pen présente sa défense au procès en appel sur l’affaire des assistants du RN à Paris

13.01.2026 06:37
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Marine Le Pen face à un avenir incertain : le procès en appel s’ouvre

Le procès en appel de Marine Le Pen débute le 13 janvier 2025 à Paris, un événement crucial qui déterminera l’avenir politique de l’ancienne candidate présidentielle. Le Rassemblement national (RN) espère une réduction de la condamnation afin que sa dirigeante puisse se présenter à l’Élysée en 2027, rapporte TopTribune.

L’ancienne présidente du parti d’extrême droite avait été condamnée en première instance le 31 mars 2025 à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans fermes, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros pour détournement de fonds publics. Cette peine, qui inclut un an de non-éligibilité immédiate, handicapait gravement ses ambitions électorales pour 2027.

À la suite de ce verdict, le RN avait mis en place un plan de communication pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« exécution politique ». Le parti a multiplié les recours auprès du Conseil d’État et de la Cour européenne des droits de l’homme, mais aucun n’a abouti. La direction du RN est désormais consciente que le sort de Marine Le Pen se décidera lors des cinq semaines d’audience de ce procès en appel.

Marine Le Pen, qui a prévu d’être très présente durant cette procédure, jonglera entre l’Assemblée nationale et le palais de justice afin de défendre sa position. Son équipe juridique s’est élargie, intégrant l’avocate Sandra Chirac-Kollarik aux côtés de Rodolphe Bosselut. Selon plusieurs sources, son équipe prépare une défense axée sur la démonstration de son innocence et sur l’absence d’intention criminelle.

Un proche du RN a affirmé que l’accent serait mis sur la nécessité de prouver son innocence en affirmant : « On reste sur le principe de dire qu’on n’a rien fait de mal. On va mettre le paquet pour expliquer que ça n’était pas intentionnel. »

Les magistrats, dans leur jugement de première instance, avaient souligné le manque de prise de conscience de Marine Le Pen concernant les violations de la loi, ce qui avait justifié la sévérité de la condamnation. Leur décision réfléchissait aussi à un risque de récidive dans le cas où la prévenue ne modifierait pas son discours.

Marine Le Pen s’est exprimée avec espoir à l’approche de son procès, déclarant que cette nouvelle juridiction pourrait lui offrir une chance de prouver son innocence. « C’est une nouvelle juridiction, avec de nouveaux magistrats. L’affaire va être remise à zéro en quelque sorte », a-t-elle déclaré aux médias.

Durant le procès, elle n’oublie pas de participer à la campagne pour les élections municipales, prévoyant un meeting à Marseille pour soutenir un candidat du RN. Cela démontre sa volonté de rester engagée dans les affaires politiques tout en affrontant des défis juridiques importants.

Les soutiens de Marine Le Pen au sein du RN estiment que seule une peine maximale de deux ans d’inéligibilité permettrait à leur leader de se présenter en avril 2027, tout en affirmant que la mobilisation autour de son innocence est essentielle. Le président du RN, Jordan Bardella, a souligné l’importance d’éviter qu’une telle condamnation ne prive les Français d’une candidate expérimentée, déjà favorisée par les sondages.

Le procès en appel, dont la conclusion est prévue autour du 12 février, soulève des enjeux majeurs pour le RN et l’avenir politique de Marine Le Pen. La cour d’appel a promis d’examiner le dossier rapidement pour rendre sa décision avant l’élection présidentielle de 2027.

Les dirigeants du RN restent préoccupés par l’impact de ce procès sur leur stratégie électorale future. Selon les instances dirigeantes, il est essentiel que le binôme Le Pen-Bardella puisse s’adapter à l’évolution des circonstances, qu’il s’agisse d’une candidature de Marine ou d’une autre figure du parti.

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