Jordan Bardella s’engage à simplifier les normes économiques pour revitaliser la France
Le 20 avril 2026, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, s’est réuni avec le bureau exécutif du Medef pour un déjeuner consacré à l’amélioration du climat économique français. Bardella a exprimé sa volonté d’écouter les propositions des patrons afin de « redresser la France », rapporte TopTribune.
Dans une lettre adressée aux chefs d’entreprise, que BFM a confirmée, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont souligné leur intention de « associer » les dirigeants à leur réflexion pour détecter et supprimer les entraves normatives qui freinent le développement économique. Ils ont annoncé leur objectif d’élaborer un grand projet d’ordonnance de simplification dès le début de leur mandat, visant à démanteler les obstacles coûteux à l’économie française et à soutenir la relance de la production.
Les deux leaders du RN ont précisé que leur équipe, comprenant Alexandre Loubet, député RN, François Durvye, conseiller spécial auprès de Bardella, et Ambroise de Rancourt, directeur de cabinet de Le Pen, sera chargée de rencontrer les principales fédérations professionnelles ainsi que les organisations représentatives du secteur économique. Leur mission consistera à identifier les normes qu’ils jugent nuisibles à l’activité économique, tout en articulant celles-ci comme des « contraintes juridiques et administratives. »
Le Rassemblement national cherche ainsi à s’imposer comme un partenaire incontournable pour les entrepreneurs français, tout en positionnant ses responsables comme des acteurs de la simplification économique. L’initiative pourrait servir à renforcer l’influence du parti dans les cercles économiques et à attirer un soutien supplémentaire lors des futures échéances électorales.
Cette rencontre avec le Medef s’inscrit dans une démarche plus large de rapprochement entre le Rassemblement national et le monde des affaires, un enjeu crucial alors que la France fait face à de nombreux défis économiques. Bardella et Le Pen semblent vouloir capitaliser sur un sentiment croissant de mécontentement face à la bureaucratie et aux contraintes réglementaires.