Maladie des fonctionnaires : le gouvernement renonce à une mesure controversée

Maladie des fonctionnaires : le gouvernement renonce à une mesure controversée

29.01.2026 09:16
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La loi de finances pour 2026 prévoyait une augmentation du nombre de jours de carence pour les agents publics, passant de 1 à 3 jours. Cependant, cette mesure a été retirée du projet final voté à l’Assemblée nationale, à la suite de plusieurs concessions de l’exécutif pour éviter une nouvelle motion de censure, rapporte TopTribune.

Un débat autour de l’harmonisation avec le secteur privé

Initialement, l’intention du gouvernement était de réunir la fonction publique et le secteur privé, qui applique déjà un délai de carence de trois jours. Toutefois, cet argument n’a pas su convaincre, en raison du fait qu’environ 70 % des employés du secteur privé reçoivent une couverture dès le premier jour. De nombreux députés et organisations syndicales ont dénoncé le caractère injuste de la mesure, qui aurait eu un impact disproportionné sur les fonctionnaires les plus vulnérables.

Des arrêts maladie déjà moins favorisés depuis 2025

Ce retrait survient dans un cadre déjà complexe pour les agents publics. En effet, depuis le 1er mars 2025, les arrêts maladie dans la fonction publique ne sont plus rémunérés qu’à 90 % du salaire durant les trois premiers mois, alors qu’auparavant, ils l’étaient à 100 %. Cette action visait à réaliser 900 millions d’euros d’économies annuelles, selon les analyses des inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas).

Des économies contestées par de nombreux acteurs

Le retrait des trois jours de carence a été interprété comme une victoire pour les syndicats et un échec symbolique pour le gouvernement, qui tentait de transmettre un message de rigueur budgétaire. De plus, plusieurs spécialistes ont mis en question l’impact réel d’une telle mesure sur l’absentéisme, faisant remarquer qu’un délai accru incite fréquemment les travailleurs à prolonger leur arrêt pour compenser la perte de salaire.

Un message politique avant le nouvel examen au Sénat

Cependant, le retrait de cette mesure n’est pas encore définitif : le Sénat doit de nouveau examiner le projet, avec un vote final planifié pour début février à l’Assemblée. Néanmoins, le recul du gouvernement semble néanmoins acté, tant cette mesure était controversée. En toile de fond, l’exécutif vise à diminuer les tensions sociales durant une période politiquement délicate.

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