Toulouse : Jean-Luc Moudenc accusé d'avoir aidé Reconquête pour affaiblir le RN avant les municipales de 2026

Toulouse : Jean-Luc Moudenc accusé d’avoir aidé Reconquête pour affaiblir le RN avant les municipales de 2026

11.03.2026 20:17
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Des manœuvres politiques perturbent manifestement les élections municipales à Toulouse. Jean-Luc Moudenc (divers droite), candidat à sa réélection, aurait orchestré une stratégie destinée à affaiblir le Rassemblement National (RN) en soutenant indirectement un concurrent, Arthur Cottrel, selon des révélations de Médiacités, rapporte TopTribune.

D’après les informations, Moudenc aurait incité un ancien membre de la droite toulousaine à aider Arthur Cottrel à compléter sa liste pour les élections municipales de 2026, visant ainsi à diviser le vote d’extrême droite, dominé par Julien Leonardelli. Lors d’un débat tenu le 6 mars par La Dépêche du Midi et Sud Radio, le maire sortant avait fermement démenti toute collusion avec Cottrel, pourtant, des messages échangés avec un ancien politique confirment cette initiative : « Il faut aider cet Arthur à boucler sa liste » et « Il faut lui trouver des colistiers anonymes ».

Un éparpillement des voies à quel prix ?

Le porte-parole de Moudenc, Pierre Esplugas-Labatut, a reconnu l’existence de ces messages, mais a minimisé leur importance en affirmant qu’il s’agissait d’une simple suggestion à une personne sans pouvoir réel sur la liste de Cottrel. Il a affirmé : « Bien sûr que nous sommes en faveur du principe de l’éparpillement des voies à droite, mais cela ne veut pas dire que nous avons aidé M. Cottrel à constituer sa liste ».

Arthur Cottrel a également nié toute forme de soutien de la part de Moudenc, maintenant une ligne de séparation entre les deux camps politiques.

Un « passe-plat de l’extrême droite »

Les candidats de gauche ont vigoureusement dénoncé ces révélations. François Briançon (La Gauche unie) a critiqué ce qui semble être une « stratégie assumée de rapprochement avec l’extrême droite » et a suggéré la possibilité d’un accord avec elle, mettant ainsi en péril les valeurs républicaines. Il accuse Moudenc de privilégier le pouvoir plutôt que l’intérêt de Toulouse.

François Piquemal (LFI) a qualifié Moudenc de « passe-plat de l’extrême droite et de ses idées », appelant à une mobilisation de la gauche pour le second tour. Le PCF, par la voix de Luc Ripoll, a exigé des clarifications rapides et a exigé une démission si ces allégations se révèlent fondées, dénonçant une « magouille politicienne » incompatible avec les valeurs de Toulouse.

À l’approche du premier tour, ces révélations sapent la position traditionnelle de Jean-Luc Moudenc comme défenseur d’une ligne politique ferme contre les extrêmes.

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