L'usage de l'IA pour écrire un roman : une tricherie manifeste semblable au dopage sportif

L’usage de l’IA pour écrire un roman : une tricherie manifeste semblable au dopage sportif

02.10.2026 20:26
1 min de lecture

L’intelligence artificielle, un poison mortel pour la littérature

Laurent Sagalovitsch

Il est essentiel de s’interroger sur l’utilité de l’IA dans l’écriture d’un roman. Partant du principe que l’écriture est un combat contre soi-même, recourir à une aide extérieure semble dévaloriser l’art de l’écriture. Un roman ne doit pas être écrit pour plaire, mais comme une nécessité vitale pour l’auteur, qui doit s’y consacrer pleinement, rapporte TopTribune.

Écrire n’est pas un passe-temps ni un moyen de rechercher la gloire; c’est une nécessité, une façon de rendre compte de ses propres luttes intérieures et de s’exprimer sur les injustices de la vie. L’écriture devient alors une respiration essentielle pour l’auteur, tout en étant empreinte d’obsessions.

Lorsque l’on évoque l’utilisation de l’IA, il est évident qu’un écrivain qui s’y adonne perd de vue l’essence même de l’écriture, qui est une expérience profondément solitaire. Le processus créatif exige que l’auteur soit seul face à son travail, car chaque mot et chaque phrase doivent résonner avec sa propre voix intérieure.

Intervenir avec un agent extérieur pourrait altérer cette authenticité, transformant ainsi l’œuvre en simple produit destiné à plaire, au détriment de sa valeur créative. La beauté de l’écriture réside précisément dans sa difficulté, un aspect que l’IA ne peut remplacer.

Comparant l’usage de l’IA aux stéroïdes dans le sport, le texte souligne que même si l’IA peut améliorer les capacités d’écriture, elle fausse le processus. L’écrivain qui utilise l’IA se détourne de ses propres luttes, ce qui remet en question l’intégrité de son œuvre.

Un écrivain utilisant une IA pourrait perdre son authenticité, les mots n’étant pas les siens mais résultant d’une collaboration extérieure. Ainsi, sa création devient une approximation qui ne reflète plus ses véritables intentions, asservissant son art à des standards manipulés.

Il n’existe pas de victoire en littérature; la vraie victoire est celle que l’on remporte contre soi-même, issue d’une lutte acharnée avec ses doutes et ses désespoirs, un long chemin semé d’embûches qui confère à l’écrivain sa légitimité.

Pour conclure, ma promesse est de ne jamais recourir à l’IA pour mes œuvres. Écrire doit rester un acte de pure souffrance, garantissant que la littérature demeure un espace privilégié où deux solitudes dialoguent et se comprennent.

«Il n’existe pas de victoire en littérature. La seule qu’on peut obtenir, c’est celle remportée contre soi-même.»

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