Jonathan Gee, atteint de troubles neurologiques, a été licencié par son employeur après avoir insulté une collègue, mais le tribunal du travail de Liverpool a jugé que cette décision était discriminatoire en raison de son handicap, condamnant l’entreprise à verser près de 11 500 euros d’indemnités, rapporte TopTribune.
Jonathan Gee, souffrant du syndrome de Gilles de la Tourette et de TDAH, a été renvoyé après avoir traité une collègue de « lazy bastard ». Le tribunal a statué que son licenciement et les refus répétés de ses candidatures étaient des formes de discrimination directe envers son handicap.
Une altercation causée par la maladie
Embauché en septembre 2020 par JF Renshaw, une entreprise alimentaire britannique, Gee a rapidement attiré l’attention de la direction à la suite de son dérapage verbal. Son comportement est lié à ses troubles de santé; il souffre également d’un TOC et d’un SSPT. Le tribunal a précisé que ses pathologies lui causent des frustrations extrêmes lorsqu’il perçoit des infractions aux règles.
Le handicap jugé comme un « fardeau »
Un rapport du service de santé au travail recommandait des aménagements pour Gee, notamment des réunions régulières. Cependant, le jour de cette présentation, l’entreprise a mis fin à son contrat, invoquant une réduction temporaire de personnel. La justice a souligné que l’employeur a considéré le handicap de Gee comme un « fardeau » et qu’il était plus simple de le licencier.
Plus de 11 000 € d’indemnités
Le tribunal a conclu que l’employeur avait traité Gee « moins favorablement qu’une personne sans handicap », lui accordant une indemnisation de 9 710 livres, soit environ 11 350 euros. Éprouvant des difficultés à maintenir un emploi, ayant déjà occupé 56 postes, Gee a décidé de se mettre à son compte.