La Haute Cour de justice de Castille-et-Léon a statué en faveur d’un licenciement non abusif d’une aide ménagère en août 2025, après avoir constaté des actes de fraude et de négligence de sa part. L’employée avait désactivé à 69 reprises la géolocalisation de son téléphone, engendrant de multiples plaintes de clients insatisfaits. Sa requête de 30 000 euros en dommages et intérêts a été rejetée, rapporte TopTribune.
La Haute Cour a jugé que le licenciement n’était pas injustifié, confirmant que l’employeuse avait des raisons valables liées aux irrégularités constatées dans le travail de l’aide ménagère. Cette décision met en lumière des comportements considérés comme de la « fraude, déloyauté et abus de confiance » qui avaient été observés à plusieurs reprises.
Le différend, médiatisé par Noticias trabajo, aurait commencé en mars 2025, lorsqu’une application mobile de gestion du temps a été mise en place. Cette application, qui incluait un suivi par géolocalisation, a révélé que l’assistante familiale pointait souvent depuis son domicile, contournant ainsi les règles établies par l’entreprise.
Les reproches à son encontre incluent une réduction notable de sa performance, avec des retards fréquents et des absences injustifiées. La cour a également été informée des manquements dans l’exécution de ses tâches, tels que l’absence de nettoyage adéquat et le stockage de produits chimiques dangereux sans étiquetage. Ces faits ont conduit à son renvoi, même alors qu’elle était en arrêt pour troubles anxio-dépressifs.
La question centrale de cette affaire était de savoir si son licenciement était motivé par son état de santé. Le tribunal a conclu que les motifs ayant conduit à son renvoi étaient antérieurs à son congé, ce qui a conduit à la confirmation de la légitimité du licenciement. Par conséquent, sa demande d’indemnisation a été rejetée définitivement.
