Ostéoporose : cinq idées reçues à déconstruire pour mieux comprendre cette maladie silencieuse

Ostéoporose : cinq idées reçues à déconstruire pour mieux comprendre cette maladie silencieuse

20.10.2026 17:37
1 min de lecture

« L’ostéoporose est souvent silencieuse »

Le Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses (GRIO) souligne que l’ostéoporose elle-même est inapparent et ne provoque pas de douleur tant qu’elle ne débouche pas sur une fracture, rapporte TopTribune.

Il est important de noter que même les fractures elles-mêmes peuvent passer inaperçues. Certaines fractures vertébrales ne sont pas douloureuses, ce qui fait d’une perte de taille supérieure à 3 cm par rapport à la taille à 50 ans un signal d’alerte justifiant une consultation médicale.

« L’ostéoporose peut frapper plus tôt »

Bien que l’âge soit un facteur de risque prédominant, l’ostéoporose peut se manifester plus tôt, particulièrement en cas de faible activité physique, d’apports insuffisants en calcium, ou de prédisposition génétique. Selon le GRIO, 15 % des femmes entre 50 et 59 ans souffrent déjà d’ostéoporose.

« Le diagnostic ne repose pas uniquement sur les fractures »

Une fracture peut révéler la présence de la maladie, mais celle-ci peut être détectée avant son apparition. Le GRIO identifie plusieurs facteurs de risque notables : ménopause précoce, maigreur, consommation de médicaments nuisibles pour le système osseux (comme la corticothérapie prolongée), ou antécédents familiaux de fractures du col du fémur.

Dans ces cas, un médecin peut recommander une ostéodensitométrie, un examen qui évalue la densité minérale des os et permet ainsi de diagnostiquer l’ostéoporose et d’envisager un traitement, même sans fracture préalable.

« La prévention de l’ostéoporose est possible »

Contrairement à l’idée reçue, il est possible d’agir sur divers facteurs de risque pour préserver la santé osseuse. Maintenir une activité physique régulière, consommer suffisamment de calcium et de vitamine D, s’exposer modérément au soleil, ainsi que cesser de fumer sont des mesures préventives essentielles.

De plus, l’exercice physique contribue également à l’entretien des muscles et de l’équilibre, réduisant ainsi le risque de chutes et, par conséquent, de fractures.

« Des traitements existent »

Nombreux sont les traitements spécifiques pour l’ostéoporose post-ménopausique, visant à diminuer le risque de fractures vertébrales ou de la hanche dans les cinq à dix ans suivant leur mise en place.

Certains médicaments ralentissent la résorption osseuse, d’autres favorisent la formation de nouveaux os, tandis que certains allient ces deux mécanismes. En cas de carence en calcium ou en vitamine D, un médecin peut également proposer une supplémentation pour corriger ces manques.

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