Accusations à l’encontre du CRIF lors des universités d’été des Insoumis
Lors des universités d’été de la France insoumise, des accusations visant le CRIF, décrit comme le « premier lobby de France », ont déclenché une vive réaction à Toulouse, dénoncée par la majorité du maire Jean-Luc Moudenc. Les commentaires d’une élue locale ont soulevé une polémique, tandis qu’une demande d’abrogation des lois antiterroristes a suscité l’indignation au sein du CRIF, qui appelle à une prise de conscience de la population concernant LFI, rapporte TopTribune.
Au cours d’une table ronde, l’eurodéputée Rima Hassan a interrogé comment lutter contre les lobbies pro-sionistes, mettant en cause le CRIF, représenté par Salah Hamouri, un Franco-Palestinien condamné par Israël en 2005. Hamouri a affirmé que le CRIF agissait en tant qu’instrument des politiques israéliennes, qualifiant ses membres de « riches » et soulignant leur influence sur les médias. Selon lui, leur rôle est de « maintenir la main haute d’Israël partout dans le monde ».
Les élus de la majorité de Moudenc ont qualifié ces propos « d’insinuations aux relents antisémites », après que Hamouri ait mentionné une élue toulousaine, Nicole Yardeni, en faisant référence à son passé à la présidence du CRIF durant les attentats de 2012, et aujourd’hui adjointe à la culture.
LFI et ses positions controversées sur le terrorisme
La discussion n’a pas été limitée aux accusations contre le CRIF. Une intervenante, Lucy, de la « Legal Team Antiraciste », a plaidé pour l’abrogation de l’infraction d’apologie du terrorisme, affirmant que ce terme cible injustement certaines populations. Elle a même réclamé l’abrogation de toutes les lois antiterroristes, qualifiant le concept de terrorisme de « poison ».
En réponse, le CRIF de Toulouse a exprimé son indignation, qualifiant LFI de « parti de la prostitution idéologique face à l’islamisme, » qui favoriserait la haine à l’égard d’Israël et des juifs. Son président, Franck Touboul, a rejeté l’idée d’un parti fasciste promouvant la violence et a averti que LFI représente un « cheval de Troie de l’islamisme ». Dans le cadre de la présidentielle, il appelle à une prise de conscience collective pour contrer ce qu’il décrit comme un mouvement islamofasciste.
Depuis les élections municipales, les tensions entre LFI et le CRIF ont été exacerbées, en particulier entre l’ex-candidat LFI François Piquemal et l’association. Piquemal accuse le CRIF d’être derrière les incidents survenus le 19 mars, lorsqu’il a été hué lors d’une cérémonie commémorative. Piquemal, également victime de campagnes numériques hostiles, a porté plainte et contesté les résultats de l’élection.
Réactions et manque de commentaires
Les élus de la majorité de Jean-Luc Moudenc ont signalé que les propos de Salah Hamouri visent l’une de leurs membres avec des insinuations qui pourraient être perçues comme antisémites. Ils ont demandé à François Piquemal (LFI) de se désolidariser. Contacté, Piquemal n’a pas répondu. Toutefois, François Briançon, du Parti socialiste, a condamné les commentaires de Hamouri et a exprimé son soutien à Nicole Yardeni, remettant en question la légitimité de ceux qui reprochent à Yardeni de représenter le CRIF.