Inquiétude croissante chez les transporteurs routiers face à la flambée des prix du carburant
Le 28 avril 2026, les transporteurs routiers en France expriment leur inquiétude alors que le prix du pétrole continue de grimper, atteignant 111,86 dollars le baril. Les professionnels du secteur dénoncent le retard de l’aide gouvernementale, alors que leurs marges se réduisent et que certains risquent la faillite, rapporte TopTribune.
Patrick Lesage, chauffeur-livreur chez AS Transports JLF, témoigne de la précarité de son emploi depuis le début du conflit au Moyen-Orient. « Je peux très bien le perdre. Ça peut arriver du jour au lendemain, c’est comme ça. Faut que le patron arrive à suivre », confie-t-il. De son côté, Belisario Rodriguez, directeur d’AS Transports JLF, fait face à une augmentation des coûts exorbitants pour le carburant, s’élevant à près de 35 000 euros par semaine. L’entrepreneur attend désespérément l’aide promise par le gouvernement, estimant qu’il pourrait recevoir environ 30 000 euros pour soutenir son entreprise et ses 70 employés, mais reste préoccupé par la situation financière actuelle : « C’est clair que le compte n’y est pas. »
Les attentes vis-à-vis de cette aide ont été déçues : initialement, le gouvernement avait promis 20 centimes par litre en fin mars, suite à d’importantes manifestations à travers le pays, mais la distribution de l’enveloppe de 50 millions d’euros n’a toujours pas eu lieu. Les transporteurs qualifient cette aide d’effet d’annonce, car elle n’est pas concrétisée sur les comptes bancaires des entreprises. « Cette aide, elle n’existe que dans les propositions, dans les annonces du gouvernement, mais aujourd’hui, elle n’est absolument pas sur les comptes bancaires des entreprises. Ce qui était censé être une aide d’urgence, eh bien, plus de deux mois après le début de la crise, ce n’est toujours pas accessible ni encaissé par les entreprises de transport », déclare Florence Dupasquier, présidente de la Fédération Nationale des Transports Routiers.
De plus, les transporteurs critiquent un plafonnement de l’aide à 60 000 euros par entreprise, qui semble insuffisant compte tenu des difficultés rencontrées. En réponse à ces préoccupations, le ministère des Transports a annoncé que la plateforme de demande d’aide devrait être ouverte à mi-mai, avec des versements prévus quelques semaines plus tard.