Appels à la mobilisation face à la hausse des prix
Des appels à manifester circulent largement sur les réseaux sociaux, en particulier pour la journée du 17 octobre, en raison de la hausse des prix des carburants. À huit mois de l’élection présidentielle, les partis politiques commencent à réagir, rapporte TopTribune.
Une partie de la gauche, menée par les Insoumis et les Communistes, appelle à la mobilisation. Fabien Roussel, candidat à la présidentielle du Parti communiste français, a déclaré le 12 septembre lors de la Fête de l’Humanité : « J’appelle à des mobilisations, les plus larges, dès maintenant, sur les ronds-points, pour défendre le pouvoir d’achat, les salaires. C’est maintenant qu’il faut que l’on se batte ».
Olivier Faure, le leader du Parti socialiste, bien qu’il ne fasse pas un appel direct à la mobilisation, soutient la démarche. Il a affirmé : « Ce n’est pas moi qui dicte leur conduite aux Françaises et aux Français quand ils se soulèvent. Mais s’ils se soulèvent, je le comprendrai parfaitement et je serai à leurs côtés. Parce qu’il n’est plus possible d’avoir des gens qui travaillent, mais qui ne sont pas rémunérés à la hauteur de ce qu’ils font ».
Du côté du Rassemblement national, un message similaire à la prudence de 2018 se fait entendre. Les partisans de Marine Le Pen préfèrent inciter les Français à voter plutôt qu’à manifester. Laure Lavalette, députée et invitée de Franceinfo le 14 septembre, a déclaré : « J’entends cette colère. Moi je suis très souvent en circonscription. Je vois bien les Français qui sont exsangues. La meilleure façon de se faire entendre en démocratie, c’est évidemment le bulletin de vote. C’est évidemment le 2 mai, au second tour de l’élection présidentielle, où se mobiliser c’est bien, mais voter c’est mieux ».
Le Rassemblement national, à l’instar de la droite, évite traditionnellement de s’engager dans les manifestations, préférant concentrer ses efforts sur les urnes.
