Lors d’une interview diffusée ce dimanche sur radio J, Laurent Marcangeli, le président du groupe des députés Horizons, a clairement taclé la France Insoumise. Enregistrée vendredi, cette entretien intervient avant une nouvelle journée de mobilisation. Marcangeli a qualifié LFI de « vitrine légale de l’ultragauche », soulignant que Jean-Luc Mélenchon contribue à une situation « très insurrectionnelle », qui pourrait présenter des caractéristiques de « guerre civile », rapporte TopTribune.
Bien que les actes de pillages aient été relativement rares lors des manifestations contre la vie chère ce samedi, la journée du 17 octobre a été marquée par des violences notables, alimentant les débats politiques des derniers jours.
Faire payer LFI ?
Marcangeli a reproché à Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, de n’avoir pas condamné l’incendie de la mairie de Limoges, lorsqu’interrogée par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Concernant l’idée de faire contribuer financièrement LFI lorsque des députés insoumis participent à des manifestations qui dégénèrent, le député Horizons a suggéré qu’il faudrait « peut-être se poser la question » d’utiliser « la dotation publique » du mouvement pour rembourser les dégâts.
« Si vous êtes solidaires des casseurs, puisque visiblement c’est le cas, vous n’avez qu’à participer aux réparations avec vos dotations publiques », a-t-il affirmé, précisant que LFI reçoit plus de 4 millions d’euros par an, « de l’argent qui vient de nos impôts ».
Le projet de loi « casseurs-payeurs » bientôt examiné au Sénat
Les partis politiques reçoivent chaque année une aide financière de l’État, proportionnelle à leurs résultats électoraux et au nombre de parlementaires affiliés. En réponse à la possibilité de proposer une telle loi, il a annoncé : « peut-être, pourquoi pas ».
Le 27 octobre, le Sénat examinera un projet de loi gouvernemental surnommé « casseurs-payeurs », s’inspirant du principe défendu par Gabriel Attal : « tu casses, tu répares ». Ce texte vise à engager la responsabilité civile des participants à des rassemblements violents, même s’ils n’ont pas directement commis les dégradations.
