Le cancer du sein reste la principale cause de morbidité et de mortalité prématurée chez les femmes dans le monde. En 2023, 2,3 millions de nouveaux cas de cancer du sein ont été estimés, avec 764 000 décès, ce qui représente environ 24 millions d’années de vie en bonne santé perdues à cause de la maladie, rapporte TopTribune.
Une étude récente publiée dans The Lancet Oncology, analysant les données de 204 pays et territoires, identifie six facteurs de risque modifiables responsables de 28 % de la charge mondiale du cancer du sein, soit 6,8 millions d’années de vie en bonne santé perdues en raison d’invalidités et de décès prématurés.
La consommation de viande rouge
La consommation élevée de viande rouge est le facteur de risque le plus significatif, représentant près de 11 % des années de vie en bonne santé perdues.
Les chercheurs soulignent que l’objectif n’est pas de prohiber certains aliments, mais de modérer les excès et de faciliter des choix alimentaires sains au quotidien.
Le tabac
Le tabagisme, incluant l’exposition passive, est responsable de 8 % des pertes d’années de vie en bonne santé. La fumée de cigarette contient plus de 70 substances cancérigènes capables de provoquer des mutations génétiques dans les cellules mammaires.
Une glycémie trop élevée
Ce facteur est associé à 6 % des années de vie perdues. Un taux de sucre dans le sang élevé et le diabète accroissent les risques et favorisent une progression rapide du cancer du sein.
L’obésité
Un indice de masse corporelle (IMC) élevé contribue à 4 % du fardeau mondial du cancer du sein. Les chercheurs affirment que la prévention doit inclure des politiques pour améliorer l’accès à des choix alimentaires sains et encourager l’activité physique.
L’alcool
Parmi les 61 000 nouveaux cas annuels en France, plus de 8 000 sont liés à une consommation d’alcool, même modérée. Le risque de développer un cancer du sein augmente proportionnellement à la consommation d’alcool, apparaissant dès moins d’un verre par jour.
Lors de l’ingestion, l’éthanol produit de l’acétaldéhyde, un toxique pouvant endommager l’ADN des cellules mammaires. De plus, l’alcool perturbe l’équilibre hormonal, en particulier des œstrogènes, qui sont cruciaux dans la prolifération des cellules cancéreuses.
La sédentarité
Le manque d’activité physique est responsable de 21 % des cancers du sein et de 2 % des années de vie perdues en bonne santé. Toutefois, l’activité physique ne se limite pas à des efforts intenses : marcher, faire du vélo, danser, jardiner ou pratiquer des activités adaptées à ses capacités peuvent aider à combattre la sédentarité.