Lilia Mebarkia, candidate LFI aux sénatoriales, victime de menaces et de cyberharcèlement depuis huit mois

Lilia Mebarkia, candidate LFI aux sénatoriales, victime de menaces et de cyberharcèlement depuis huit mois

03.09.2026 17:57
2 min de lecture

Harcèlement ciblé contre Lilia Mebarkia, candidate LFI aux sénatoriales dans le Var

Lilia Mebarkia, membre de la liste de La France insoumise (LFI) pour les élections sénatoriales dans le Var, a déposé plusieurs plaintes pour des menaces de viol, de séquestration, ainsi que pour des dégradations de biens. Cette militante toulonnaise fait état d’un harcèlement persistant depuis huit mois, qu’elle attribue à son engagement politique, rapporte TopTribune.

Victime de cyberharcèlement, Mebarkia a reçu des milliers de messages menaçants d’un compte anonyme. Selon son parti, ces intimidations se sont intensifiées récemment : « les faits et intimidations se produisent de jour comme de nuit ». Afin de rendre sa situation publique, Mebarkia a choisi de témoigner à visage découvert, comme l’explique Aurélien Lacour, responsable de LFI dans le Var : « Elle s’est dit : je pense qu’au lieu de rester dans mon coin, j’aimerais rendre cela public ». Ce n’est pas la première fois qu’elle subit des menaces, ayant déjà été ciblée lors d’une élection précédente.

La situation a pris forme en février 2026, après qu’elle a pris la parole lors d’une manifestation pour la Palestine. Des individus ont apparemment suivi son parcours jusqu’à son domicile à Toulon. Les premières intimidations se sont manifestées à ce moment, avec des rencontres troublantes dans son voisinage. Par exemple, un homme portant une veste ornée d’une croix celtique lui a demandé si elle appartenait à LFI. Peu après, sa poussette médicale a été dégradée, provoquant son alarmement.

Face à cette escalade, Mebarkia a tenté de porter plainte, mais a décrit la réaction des forces de l’ordre comme « hostile ». Par la suite, elle a observé des actes de vandalisme, tels que sa boîte aux lettres pliée et des bruits dérangeants sous ses fenêtres durant la nuit. Après avoir déposé une première plainte, elle a bénéficié d’une protection policière provisoire et a pris la décision de renforcer la sécurité de son domicile en installant des caméras de surveillance.

En juillet, elle a commencé à recevoir des menaces via divers comptes en ligne, avec des messages comportant des détails inquiétants sur sa vie privée. « J’en ai bloqué entre dix et quinze, avec des menaces de viol, de séquestration, de meurtre… », a-t-elle déclaré, soulignant l’impact que ces menaces ont sur sa vie. Malgré ses plaintes, la situation ne s’est pas améliorée.

Début août, après un séjour en vacances, Mebarkia a retrouvé son appartement « dégradé et cambriolé », de nombreux objets ayant été volés. Elle a donc déposé une autre plainte, tout en continuant à recevoir des messages de plus en plus violents. L’énergie de son engagement politique est confrontée à des menaces de plus en plus explicites, qu’elle relie à ses activités au sein de LFI.

« Les conversations se sont stoppées net », a affirmé son parti concernant les menaces après la médiatisation de son cas. Mebarkia a fermement décrété que ces menaces liées à son engagement politique ne l’empêcheront pas de poursuivre son militantisme. « Ce ne sont pas ces personnes-là qui vont décider qui prendra part à la vie démocratique », a-t-elle déclaré.

En parallèle, elle souhaite que son cas soit pris au sérieux par les autorités : « Je souhaite que cela soit pris au sérieux, que la police fasse le lien entre tous les faits qui me sont arrivés ». Pour l’instant, le procureur de la République de Toulon n’a pas donné de réponse à ses requêtes.

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