Les États-Unis réaffirment leur soutien au Japon sur la question des îles Kouriles
Le 14 août 2026, l’ambassadeur des États-Unis à Tokyo, George Glass, a déclaré que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Japon sur les îles Kouriles, suite à la visite controversée de Vladimir Poutine dans l’archipel, un territoire revendiqué par les deux nations depuis 1945, rapporte TopTribune.
Glass a annoncé sur son compte X : « Les États-Unis conservent un soutien indéfectible au Japon, leur plus important allié, et reconnaissent sa souveraineté sur les Territoires du Nord ». Cette déclaration intervient après la visite de Poutine, qui a suscité de vives réactions au Japon, notamment de la part de la Première ministre, Sanae Takaichi, qui a qualifié cette visite d' »absolument inacceptable ».
Le ministre japonais des Affaires étrangères, Toshimitsu Motegi, a convoqué l’ambassadeur de Russie pour exprimer ses « vives protestations ». Glass a ajouté : « Alors que le Japon et les États-Unis œuvrent ensemble, dans le cadre de leur alliance, à la promotion de la prospérité dans l’ensemble de la région indo-pacifique, nous nous opposons fermement à toute action susceptible de compromettre la paix et la stabilité dans la région ».
Les tensions entre Tokyo et Moscou se sont intensifiées à mesure que la visite de Poutine a réactualisé les revendications territoriales qui remontent à la Seconde Guerre mondiale.
Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a qualifié les critiques japonaises d' »infondées », affirmant que « la souveraineté et la juridiction de la Russie sur ces îles ne font aucun doute ». Elle a accusé Tokyo d’avoir une « politique antirusse frôlant l’hostilité » et a dénoncé les « revendications absurdes » du Japon.
Les îles Kouriles, qui sont stratégiques depuis la Guerre froide, abritent environ 20 000 citoyens russes. La rivalité historique entre le Japon et la Russie autour de cet archipel a empêché la conclusion d’un traité de paix officiel, malgré des décennies de négociations.