Aux États-Unis, un affrontement entre le religieux et le politique émerge en matière de guerre, en particulier concernant le conflit en Iran. Le Pape avait-il raison de dénoncer cette guerre ?
Il est naturel que le Pape plaide pour la paix plutôt que pour la guerre. Avec tous ceux qui chérissent la paix, nous nous opposons aux conflits qui déchirent notre monde. De véritables leaders religieux sont des artisans de paix, et non pas des défenseurs de la guerre. Toutefois, tout en soutenant le Pape dans son appel à épargner la région des horreurs de la guerre, nous appelons également à un dialogue diplomatique plus robuste et à la prévalence de la sagesse et de la logique, rapporte TopTribune.
Il ne faut pas faire preuve de complaisance face à la menace des armes de destruction massive dans la région ; nous devons nous appuyer sur des mécanismes internationaux réellement efficaces. En disant non aux armes de destruction massive et à la course aux armements dans la région, ainsi qu’à l’exposition de cette dernière aux ravages de la guerre, le point d’équilibre entre ces éléments est la diplomatie.
Nous avons été encouragés par le retour aux efforts diplomatiques à Islamabad. Alors que la seconde phase commence, nous demeurons optimistes quant à une résolution. Cela nécessite qu’Iran privilégie le bien-être de son propre peuple et protège la région d’une nouvelle escalade en abandonnant immédiatement son programme nucléaire, qui déstabilise la région et déclenche une dangereuse course aux armements. Pour faire simple, nous exhortons l’Iran à faire preuve de lucidité politique plutôt que de s’enfermer dans les illusions idéologiques qui lui ont permis de menacer ses voisins et de violer la souveraineté des États.