Un test sanguin pour améliorer le dépistage du cancer du poumon en France

Un test sanguin pour améliorer le dépistage du cancer du poumon en France

21.05.2026 20:07
1 min de lecture

Dépistage du cancer du poumon : une nouvelle méthode prometteuse

Le dépistage du cancer du poumon évolue grâce à une nouvelle approche reposant sur un test sanguin, qui complète les méthodes existantes basées sur la tomodensitométrie à faible dose. Cette avancée vise à améliorer la détection précoce chez les individus à risque, notamment ceux qui ont des antécédents de tabagisme, rapporte TopTribune.

Actuellement, la tomodensitométrie est l’outil majeur pour le dépistage du cancer du poumon, permettant la détection précoce et une réduction de la mortalité chez les fumeurs et les personnes exposées à des facteurs de risque. Cependant, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a souligné, dans un communiqué le 18 mai 2026, que « de nombreux cancers du poumon surviennent chez des personnes ayant des antécédents de tabagisme qui ne sont pas éligibles au dépistage, ce qui limite l’impact du dépistage ».

Pour pallier cette situation, le CIRC, en collaboration avec le consortium The Lung Cancer Cohort Consortium LC3, a développé un modèle dénommé INTEGRAL-Risk. Ce modèle utilise des données traditionnelles, telles que l’âge et les habitudes tabagiques, couplées à l’analyse de 13 protéines présentes dans le sang, qui sont associés à un risque accru de cancer du poumon.

Un modèle innovant basé sur des biomarqueurs

Prenant en compte près de 3 700 participants ayant des antécédents tabagiques, les chercheurs ont évalué INTEGRAL-Risk par rapport aux méthodes conventionnelles de sélection des candidats au dépistage. Les résultats montrent qu’INTEGRAL-Risk a permis d’identifier 85 % des cancers du poumon survenant dans l’année suivante, comparativement à environ 70 % pour les outils basés sur des questionnaires.

Toutefois, les chercheurs soulignent que ce test sanguin ne doit pas remplacer la tomodensitométrie, mais plutôt optimiser son utilisation. En identifiant plus efficacement les personnes à haut risque, cette méthode pourrait conduire à une détection accrue du cancer du poumon. « Les résultats fournissent des preuves solides que les biomarqueurs sanguins pourraient jouer un rôle important dans la prochaine génération de stratégies de dépistage du cancer du poumon », conclut le CIRC.

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