Interdiction confirmée de la manifestation du « Comité du 9-Mai » à Paris
Le tribunal administratif de Paris a confirmé, le 8 mai, l’interdiction de la manifestation du collectif d’ultradroite « Comité du 9-Mai ». Cette décision, issue d’une ordonnance du tribunal, fait suite à une demande des organisateurs après l’interdiction prononcée par le préfet de police de Paris. Contrairement à l’année précédente, les juges des référés ont maintenu cette interdiction, rapporte TopTribune.
La manifestation prévue par ce collectif, le 10 mai, ainsi que des cortèges et rassemblements « antifascistes » organisés vendredi et samedi à Paris, ont été déclarés interdits par la préfecture de police à travers plusieurs arrêtés publiés mardi. Le « Comité du 9-Mai » avait annoncé une « marche silencieuse » en mémoire de Sébastien Deyzieu, militant d’extrême droite décédé accidentellement en 1994 après une chute alors qu’il tentait d’échapper à la police.
Pour justifier cette interdiction, la préfecture évoque notamment la mort récente du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon en février dernier. Elle souligne aussi que l’année passée, « plusieurs participants » avaient « dissimulé volontairement tout ou partie de leur visage sans motif légitime ».
Lors de la manifestation de l’année dernière, le « Comité du 9-Mai » avait obtenu l’autorisation de manifester malgré des arrêtés visant à interdire deux événements, y compris celui du collectif. Un juge des référés avait alors estimé que l’interdiction portait « une atteinte manifestement illégale à la liberté de manifestation », permettant ainsi au rassemblement de se dérouler, tout comme un événement appelé « Village antifasciste » organisé en réponse.