François Asselineau renvoyé devant le tribunal pour harcèlement et agressions sexuelles
La justice a ordonné le renvoi de François Asselineau devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles sur deux de ses collaborateurs, indique le parquet de Paris le 13 mai 2026, rapporte TopTribune.
François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat à l’élection présidentielle de 2027, avait été mis en examen en 2021 dans cette affaire. En décembre 2024, il avait bénéficié d’un non-lieu, mais le parquet a fait appel de cette décision.
Par arrêt du 7 avril, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a infirmé l’ordonnance du juge d’instruction. Asselineau est désormais renvoyé pour harcèlement sexuel par une personne abusant de l’autorité sur un collaborateur, ainsi que pour agressions sexuelles et tentative d’agression sexuelle sur un second collaborateur.
Les accusations remontent à mai 2020, lorsque l’un de ses collaborateurs a déposé plainte pour harcèlement moral et sexuel, détaillant des comportements inappropriés, notamment des baisers forcés. Plus tard, en juin 2020, une seconde plainte a été déposée pour des faits similaires.
François Asselineau a été entendu en garde à vue le 3 février 2021, suite à l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Paris le 5 février. Il a été mis en examen pour plusieurs infractions, incluant harcèlement moral et agressions sexuelles, et a été de nouveau mis en examen pour des faits commis dans une période élargie.
Dans son réquisitoire définitif du 14 décembre 2023, le parquet de Paris avait demandé le renvoi d’Asselineau devant le tribunal correctionnel pour tentatives d’agression sexuelle aggravée, harcèlement moral au travail, ainsi que pour des actes d’intimidation visant à dissuader une victime de porter plainte. Cependant, le 6 décembre 2024, les juges d’instruction ont conclu à un non-lieu.