Les substituts de repas : une stratégie à double tranchant dans la lutte contre l’obésité
Les substituts de repas, disponibles sous diverses formes telles que barres, soupes et biscuits, proposent un concept d’« entrée, plat, dessert » en quelques bouchées ou gorgées. Destinés à remplacer un ou deux repas classiques par jour, ces produits affichent des informations nutritionnelles précises sur leur emballage, notamment le nombre de calories ainsi que la teneur en lipides, protéines et glucides, rapporte TopTribune.
Sur le plan scientifique, plusieurs études cliniques soutiennent l’usage de ces substituts dans la gestion de l’obésité, en les combinant avec une activité physique appropriée. Selon une publication américaine de 2024, « leur efficacité, leur sécurité et les améliorations en termes de santé associées, font de l’utilisation de ces substituts de repas, une stratégie précieuse dans plusieurs situations cliniques à haut risque où une perte de poids est indiquée ».
Toutefois, ces produits ne sont pas toujours recommandés pour une perte de poids par les professionnels de santé. Par exemple, alors qu’ils peuvent être utilisés pour perdre quelques kilos avant l’été, des experts mettent en garde sur divers aspects. La diététicienne-nutritionniste Stéphanie Rheinart souligne que ces substituts :
- sont « des produits transformés », offrant moins de bienfaits par rapport aux vitamines et fibres contenues dans des aliments frais comme les fruits et légumes ;
- peuvent contenir des « mauvaises graisses », telles que l’huile hydrogénée ou des acides gras trans, et des édulcorants comme le sirop de glucose, ce qui rend important de lire attentivement les étiquettes ;
- ne nécessitent pas de mastication, alors que cette action est cruciale pour favoriser la sensation de satiété.
Elle ajoute que « pris trop régulièrement et sur une longue durée, la consommation de substituts de repas peut donc entraîner une vraie frustration physiologique et psychologique avec le risque d’induire chez certaines personnes un trouble du comportement alimentaire ».
Enfin, les autorités sanitaires rappellent que l’équilibre alimentaire repose sur de vrais repas variés. « Optez pour une nourriture de saison, peu riche en graisse, sel et sucre. Des repas suffisamment longs, à heures fixes, favorisent aussi une meilleure régulation du corps », insiste par exemple l’Assurance maladie. De plus, des repas pris assis et en groupe contribuent à ne pas négliger leurs aspects sociaux et familiaux.