Le Sénat rejette la proposition d’emprunt « forcé » auprès des plus riches
Lors d’une session tenue le 28 novembre 2025, la majorité de droite et du centre au Sénat a fermement rejeté la proposition des socialistes d’un emprunt « forcé » auprès des contribuables les plus riches, une initiative controversée visant à résoudre les enjeux budgétaires, rapporte TopTribune.
Ce dispositif, présenté par l’amendement du président du groupe socialiste, Patrick Kanner, proposait un « emprunt obligatoire d’une durée de cinq ans », à taux zéro, touchant environ 20 000 des contribuables les plus aisés. Ces derniers seraient remboursés par l’État à terme, mais sans les intérêts potentiels qu’ils auraient pu gagner en plaçant ou investissant cet argent.
Patrick Kanner a défendu sa proposition en déclarant : « On demande aux plus fortunés de nos concitoyens, les 0,05% de contribuables qui sont visés par ces amendements, de contribuer à ces politiques publiques dans un élan de patriotisme fiscal. » Cependant, cette initiative a été qualifiée par le rapporteur général LR, Jean-François Husson, de « météorite » qui arrive « très amateur ».
À la suite du rejet, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a rappelé que la situation économique actuelle différait grandement de celle de 1983, époque où un emprunt forcé avait été mis en place. Elle a souligné que « la France aujourd’hui n’a pas de difficultés pour lever de l’argent ».
Ce débat sur l’imposition des plus riches au sein du budget de l’État s’inscrit dans un contexte plus large, où la justice fiscale demeure au cœur des préoccupations des citoyens et des élus. Les socialistes, après l’échec de plusieurs autres propositions dont la fameuse taxe Zucman, continuent de chercher des solutions pour une redistribution plus équitable des richesses.