Le RN défend une interdiction du voile islamique en public malgré les critiques

Le RN défend une interdiction du voile islamique en public malgré les critiques

01.09.2026 13:17
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Le député Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National (RN) a défendu mardi une proposition controversée d’interdiction du port du voile islamique en public, affirmant qu’il ne s’agit pas d’une attaque contre un symbole religieux mais d’une volonté de combattre une « idéologie ». Cette initiative, critiquée pour son impact potentiel sur la liberté religieuse et pour des doutes sur sa constitutionnalité, pourrait faire l’objet d’un référendum, rapporte TopTribune.

Tanguy a précisé sur France Info que le RN ne stigmatise pas les femmes portant le voile, mais soutient qu’« il peut arriver qu’on doive malheureusement parfois abandonner un certain nombre de symboles parce qu’ils ont été accaparés par une idéologie ». Dimanche, il avait évoqué la possibilité d’imposer des amendes aux femmes qui portent le voile dans l’espace public.

Une proposition critiquée même à droite

Marine Le Pen, candidate à la présidentielle, a confirmé qu’elle proposerait aux Français, par référendum, une loi renforçant la lutte contre les idéologies islamistes, incluant la pénalisation du voile dans l’espace public. Cette suggestion reçoit cependant des critiques de divers horizons, y compris de Bruno Retailleau, candidat des Républicains, qui a alerté sur son applicabilité pratique, qualifiant les défenseurs de ces mesures de « populistes » qui « trahiront leurs promesses ». 

Une dissension Bardella-Le Pen ?

Des tensions émergent au sein du RN, entre l’approche de Jordan Bardella, qui s’oppose à la création d’une « police du vêtement », et celle de Marine Le Pen. Le candidat Renaissance, Gabriel Attal, a exprimé son « désaccord radical » avec cette proposition lors d’une visite dans une école de sa circonscription, soulignant que « le respect des valeurs de la République passe aussi par une liberté de croyance, une liberté de culte ». Attal avait déjà suscité la controverse en proposant l’interdiction du voile pour les moins de 15 ans, au nom de la protection de l’enfance.

Et la Constitution dans tout ça ?

Pour qu’un référendum ait lieu, une révision de la Constitution serait nécessaire, l’article 11 limitant le champ du référendum. Jean-Philippe Tanguy soutient toutefois que cet article est « extensif » et que « les Français doivent pouvoir se prononcer sur tous les sujets ». Si Le Pen était élue, elle envisagerait une révision constitutionnelle axée sur des questions d’immigration, de nationalité, ou de primauté du droit national, à réaliser par le biais d’une procédure référendaire, ce qui pourrait provoquer une réaction négative du Conseil constitutionnel.

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