Le gouvernement propose des mesures fiscales pour faciliter la transmission d'entreprises aux salariés

Le gouvernement propose des mesures fiscales pour faciliter la transmission d’entreprises aux salariés

10.09.2026 13:36
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Le gouvernement facilite la transmission des entreprises aux salariés

Face à la perspective du départ à la retraite de nombreux dirigeants, le gouvernement français met en place des mesures pour faciliter la transmission d’environ 70 000 entreprises aux salariés d’ici 2030. Cette initiative vise à éviter une hausse significative des liquidations d’entreprises, rapportent TopTribune.

Dans les détails, le gouvernement prévoit plusieurs mesures fiscales, notamment la réduction des droits d’enregistrement pour les repreneurs, l’augmentation de l’abattement sur la plus-value à un million d’euros pour les dirigeants partant à la retraite, et la possibilité pour le cédant d’étaler le paiement de son impôt s’il consent un crédit à ses repreneurs. Ces changements constituent une baisse générale des coûts associés à la transmission.

Cette incitation fiscale a reçu un accueil favorable de la part de nombreux entrepreneurs qui envisagent de céder ou de reprendre leur entreprise. Par exemple, Valérie, dont l’agence de communication existe depuis 35 ans, exprime une grande préoccupation quant à la transmission de son entreprise : « On a envie que ça se passe bien et qu’elle ne disparaisse pas. » Préparant sa retraite d’ici un an, elle considère que transmettre son entreprise à ses employés est la meilleure option : « C’est la meilleure des transmissions pour moi. Faciliter fiscalement est un levier de développement du rachat par les collaborateurs qui vont pérenniser l’entreprise. »

Certains salariés commencent déjà à constituer leur dossier de reprise. Cédric, par exemple, a vu son projet validé et deviendra le futur directeur général de son entreprise de BTP près d’Angers à la fin du mois d’octobre. Les annonces du gouvernement représentent pour lui une réelle opportunité : « Cela nous permet d’investir dans du matériel et de nous projeter sur les années à venir, avec une baisse d’impôt intéressante aussi pour nos futurs résultats. »

Il espère également un soutien accru des banques pour les projets de reprise portés par les salariés, face à leur réticence actuelle : « Elles ne sont pas encore assez au point sur ce système où ce sont vraiment les salariés qui s’engagent, plutôt qu’un investisseur, à mettre des fonds dans la société. » Cette entreprise prendra d’ailleurs la forme d’une Scop (Société coopérative et participative), où les salariés détiendront la majorité des parts.

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