Le documentaire "Naza" sur les frappes israéliennes à Gaza suscite une controverse persistante en Israël

Le documentaire « Naza » sur les frappes israéliennes à Gaza suscite une controverse persistante en Israël

07.10.2026 06:26
1 min de lecture

Le documentaire « Naza », qui a récemment reçu un accueil chaleureux lors de la Mostra de Venise, suscite de vives controverses en Israël en raison de ses révélations sur les frappes israéliennes à Gaza. Les témoignages d’anciens militaires et agents du renseignement israéliens, qui soulèvent des questions sur la stratégie du pays et l’acceptation de victimes civiles, sont vivement contestés par l’armée israélienne, qui les accuse de « manipuler la réalité », rapporte TopTribune.

Diffusé le 30 septembre, « Naza » s’appuie sur les témoignages anonymes de vingt-quatre soldats et membres des services de renseignement. Ces derniers affirment que l’armée israelienne tolère un nombre élevé de pertes civiles pour cibler des membres du Hamas. Le terme « Naza », utilisé dans le jargon militaire israélien, fait référence à l’estimation des « dommages collatéraux » avant une frappe.

L’armée israélienne dénonce de « fausses informations »

Parmi les déclarations les plus controversées, un membre présumé du renseignement évoque une autorisation de frappe acceptant un bilan de 500 victimes civiles. Dans un document de réponse de dix-sept pages, l’armée israélienne reconnaît l’utilisation de l’intelligence artificielle pour cibler, tout en qualifiant le film de « truffé de fausses informations » et d’une vision « déformée, trompeuse et irréaliste » du processus de planification des frappes.

Les responsables militaires contestent également la crédibilité des témoignages présentés. Les réalisateurs, quant à eux, mènent à claires les sélections, affirmant avoir interrogé plus d’une centaine de sources avant de retenir les vingt-quatre qui apparaissent dans le film.

Menacés de perdre leur nationalité

Face à cette controverse croissante, Miki Zohar, ministre israélien de la Culture, a demandé une procédure de déchéance de nationalité contre les réalisateurs, ainsi qu’une enquête sur leurs sources. Des manifestations d’extrême droite, appelant à la « punition des traîtres », se sont également tenues devant le domicile des parents de Rachel Szor.

Les deux cinéastes, se trouvant actuellement en dehors d’Israël, affirment que ces menaces ne les dissuaderont pas de poursuivre leur mission. Yuval Abraham a assuré que la situation ne les ferait pas taire, ni les autres militaires interviewés dans le film. Alors que la projection de « Naza » en Israël semble compromise, le documentaire sera disponible gratuitement en ligne dès novembre, après les élections législatives prévues pour le 27 octobre.

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