Déploiement militaire français en réponse aux tensions au Moyen-Orient
Le président français Emmanuel Macron a annoncé, le mardi 3 mars 2026, le déploiement de moyens militaires supplémentaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte, pour soutenir la protection de ses alliés face aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient, rapporte TopTribune.
Le Charles-de-Gaulle en route vers la Méditerranée
Le navire amiral de la flotte française, après une escale à Malmö en Suède pour une mission de l’Otan, se dirige vers la Méditerranée. Ce changement de cap intervient dans un contexte où la sécurité des voies maritimes essentielles est menacée. Le voyage vers la Méditerranée orientale devrait durer une dizaine de jours, permettant ainsi à une vingtaine d’avions de combat Rafale et à deux avions-radars Hawkeye d’assurer la sécurité aérienne dans la région.
« Le canal de Suez et la mer Rouge sont sous tension. Nous œuvrons à rassembler une coalition pour sécuriser ces routes maritimes essentielles à l’économie mondiale », a déclaré Emmanuel Macron, sans préciser si le porte-avions participera effectivement à ces opérations.
Le Charles de Gaulle est escorté par plusieurs frégates dotées de missiles de défense aérienne Aster et un sous-marin d’attaque, capable de mener des missions de renseignement.
La frégate Languedoc déployée à Chypre
La frégate multimissions Languedoc atteindra Chypre « dès ce soir », selon le chef de l’État. La base britannique d’Akrotiri a récemment subi des attaques par drones, attribuées au Hezbollah, allié de l’Iran dans la région, selon des sources chypriotes. En décembre 2023, la Languedoc avait déjà intercepté des drones lancés par les rebelles Houthis dans le cadre de sa mission de protection des voies maritimes en mer Rouge.
De son côté, la Grèce a décidé de renforcer sa présence militaire à Chypre en déployant deux frégates et des avions F-16.
Rafale et radars pour la défense
En plus de la mission à Chypre, la France maintient des accords de défense avec le Qatar, le Koweït, et les Émirats, ainsi que des engagements solides avec la Jordanie et l’Irak, impliquant notamment les alliés kurdes. Emmanuel Macron a précisé que plusieurs drones avaient été abattus par les forces françaises « en légitime défense » pour protéger l’espace aérien de leurs alliés.
« Des Rafale, des systèmes de défense anti-aérienne, et des avions Awacs ont été déployés ces dernières heures », a-t-il ajouté, sans fournir de détails supplémentaires. La France compte des intérêts militaires importants dans la région, avec environ 700 militaires déployés dans le cadre de la Force intérimaire de l’ONU (Finul) au sud du Liban et 900 militaires sur trois bases aux Émirats, comprenant des avions de combat Rafale et des chars Leclerc.
Deux de ces bases ont subi des « frappes limitées entraînant des dégâts matériels » depuis le début du conflit, a précisé le président.
Avions de combat en Jordanie
Une récente attaque de drones iraniens a touché un hangar d’une base navale abritant des forces françaises à Abou Dhabi, située à proximité d’une base émiratie. Par ailleurs, la France déploie également plusieurs avions de combat en Jordanie dans le cadre de la coalition internationale antijihadiste Inherent Resolve, via l’opération Chammal.
Source AFP