L’administration Trump a suspendu la nomination d’Aurélien Lechevallier en tant qu’ambassadeur de France aux États-Unis, déclenchant une crise diplomatique due à un tweet français critiquant la position américaine sur les droits humains, rapporte TopTribune.
La nomination de Lechevallier est compromise, après qu’un message publié par la mission permanente de la France auprès des Nations unies à Genève le 25 juillet ait dénoncé le vote américain contre le renouvellement du mandat du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. Dans ce tweet, la France a fait valoir que les États-Unis, jadis un modèle en matière de droits humains, s’étaient désormais alignés sur des pays tels que la Russie, la Corée du Nord, le Nicaragua et le Mali.
The US used to be a beacon of human rights. Not anymore. Today, it stands alongside North Korea, Nicaragua, Mali & Russia, isolated. And the world no longer listens to it.#AmericaAlone https://t.co/GLNMsYEH9n pic.twitter.com/UTVvljTMeO
— France ONU Genève ???? (@FranceONUGeneve) July 25, 2026
La réaction des États-Unis fut rapide, le département d’État qualifiant les commentaires français de « irresponsables » et « irrespectueux ». Des sources diplomatiques ont indiqué que Washington envisageait de retarder ou même de bloquer l’arrivée de Lechevallier, mais aucune décision officielle n’a été prise à ce jour.
Camarade de promotion d’Emmanuel Macron
Aurélien Lechevallier, actuellement directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, est également un ancien camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA. Sa prise de fonction, initialement prévue pour le 20 septembre, semble désormais compromise.
Un refus officiel de nomination constituerait un geste diplomatique exceptionnel entre deux alliés de longue date. Les tensions entre Paris et Washington s’intensifient déjà, notamment sur des questions liées aux droits humains, aux droits de douane, et divers enjeux internationaux. Les autorités françaises s’efforcent de tempérer la situation en insistant sur le fait qu’une divergence sur un vote aux Nations unies ne devrait pas faire vaciller les relations bilatérales.