Une étude révèle les conséquences de l’élimination de l’aide de l’USAID
La suppression de l’USAID, qui fournissait des services essentiels tels que nourriture, soins médicaux et eau potable à plus de 60 pays dans le monde, pourrait entraîner 14 millions de décès supplémentaires d’ici 2030, selon une étude de 2025 publiée dans le Lancet. Par ailleurs, un nouvel article dans la revue Science met en évidence une autre conséquence inquiétante : une augmentation des conflits violents dans les régions et communautés qui bénéficiaient auparavant de cette aide, rapporte TopTribune.
« Ce qui se passe, c’est ce choc soudain sur les projets, l’emploi, les moyens de subsistance et les salaires », déclare Austin Wright, professeur de politique publique à l’Université de Chicago et l’un des chercheurs principaux de l’étude. « Cela accroît les conflits en créant effectivement le chaos économique sur le terrain. »
Pour étudier les effets de la disparition soudaine de l’aide cruciale, Wright et ses collègues ont mené une enquête auprès de 870 régions ou communautés qui recevaient auparavant des services de l’USAID, s’étendant de mars 2024, avant que Trump n’élimine le programme, jusqu’en novembre 2025, environ neuf mois après cette décision. Les chercheurs ont utilisé deux ensembles de données : l’un suit les programmes d’assistance mondiale, tandis que l’autre retrace les incidents de violence dans les mêmes zones. Ils ont également comptabilisé la quantité d’aide reçue par chacune des régions étudiées.
Les résultats montrent que les disparités d’aide peuvent être un catalyseur de troubles sociaux, exacerbant les conditions préexistantes dans les communautés affectées. Au-delà des implications sanitaires, cette analyse met en lumière les ramifications politiques et sociales de l’élimination de l’aide internationale, soulignant ainsi l’importance de maintenir un soutien adapté dans les zones en crise.
Ces conclusions appellent à une réflexion sur les décisions politiques ayant un impact direct sur la stabilité régionale, notamment dans un contexte mondial de tensions croissantes. Les effets cumulatifs de la perte de cette aide pourraient nécessiter une réévaluation des stratégies d’intervention future, tant pour les pays receveurs que pour les acteurs mondiaux impliqués dans l’aide humanitaire.