L’impact de la masturbation sur le bien-être sexuel
Sur le plan sexuel, la masturbation aide à mieux comprendre ses sensations, préférences et les conditions propices au plaisir, rapporte TopTribune.
Une revue systématique publiée en 2024 a établi que la masturbation solitaire est généralement liée à diverses dimensions du fonctionnement et du bien-être sexuels.
Qu’en est-il de la santé mentale…
De nombreuses personnes constatent une réduction du stress ou une sensation de relâchement après un orgasme. Bien que cet effet soit compatible avec les mécanismes physiologiques liés à l’excitation et à l’orgasme, il est prudent de souligner que les études existantes ne permettent pas de positionner la masturbation comme un remède à l’anxiété, à la dépression ou à d’autres troubles psychologiques.
Des recherches sur la sexualité et le bien-être affichent néanmoins des corrélations entre différentes dimensions de la santé sexuelle et le bien-être psychologique. Une étude exhaustive publiée dans le Bulletin of the World Health Organization en 2024 a analysé 63 travaux portant sur les liens entre santé sexuelle, santé physique et bien-être psychologique.
… et physique ?
Sur le plan physique, les bénéfices doivent également être nuancés. La masturbation ne se considère pas comme une activité sportive et ne protège pas à elle seule des maladies cardiovasculaires ou du cancer. Certaines études ont examiné les liens entre la fréquence d’éjaculation et le risque de cancer de la prostate chez les hommes, mais ces résultats ne suffisent pas à établir que la masturbation prévient cette maladie.
Concernant le sommeil, bien que beaucoup d’individus rapportent s’endormir plus facilement après un orgasme, aucune preuve scientifique n’a encore été présentée à ce sujet.
Existe-t-il une fréquence « idéale » ?
Qu’il s’agisse de quelques fois par mois, plusieurs fois par semaine ou jamais, il n’existe pas de norme universelle. Ce qui importe, c’est l’impact potentiel de la masturbation. Si celle-ci devient compulsive, entraîne des blessures, interfère avec le travail, les relations ou la vie quotidienne, ou génère de la souffrance, il peut être judicieux d’en discuter avec un professionnel de santé.