Emmanuel Macron face à la crise sociale : suivez son interview sur France 2 et TF1 le 24 septembre

Emmanuel Macron face à la crise sociale : suivez son interview sur France 2 et TF1 le 24 septembre

27.09.2026 03:46
2 min de lecture

Interview d’Emmanuel Macron : tensions croissantes en Ukraine et préoccupations sur les carburants

Le jeudi 24 septembre 2026, Emmanuel Macron a donné une interview tant attendue aux chaînes TF1 et France 2, un format qu’il n’avait pas utilisé depuis juin 2024, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale. Pendant 30 à 40 minutes, le président a répondu aux questions de Gilles Bouleau et Caroline Roux, des sujets variés ayant trait à l’Ukraine, aux prix des carburants et aux tensions sociales, rapporte TopTribune.

Alors que la France se prépare à un éventuel mouvement social en raison de la flambée des prix du carburant, exacerbée par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, Emmanuel Macron a indiqué que le gouvernement prenait des mesures pour éviter les pénuries. « Nous faisons tout pour éviter les pénuries de carburant », a-t-il affirmé, tout en annonçant des efforts pour reconstituer les stocks de gaz et de pétrole.

Concernant la situation en Ukraine, Macron a souligné la « montée en tension » des attaques russes, réaffirmant le soutien européen envers l’Ukraine. « Il y a une situation qui monte en tension et qui est inquiétante pour l’Ukraine, qui est sous la guerre directe, mais aussi pour nous Européens », a-t-il déclaré. Il a rejeté les alertes sur une attaque directe de la Russie contre la France, tout en reconnaissant que la France pourrait être ciblée.

Répondre aux préoccupations économiques

À la question de l’augmentation des prix des carburants, Macron a explicitement refusé de baisser les taxes, arguant que cela n’était pas dans l’intérêt budgétaire du pays. « Ça n’aurait pas de sens », a-t-il dit, rappelant que la baisse d’un centime des taxes coûterait un milliard d’euros par mois. Au lieu de cela, il a proposé d’aider spécifiquement ceux qui en ont le plus besoin, en limitant l’assistance à certains groupes de citoyens.

Le président a également abordé le sujet des prix plafonnés par les stations TotalEnergies, encourageant à maintenir cette mesure sans en élargir les bénéfices. « Nous sommes là pour accompagner les Français et empêcher les prix de s’envoler », a-t-il souligné, promettant de continuer à surveiller la situation économique.

Grognes sociales et politique interne

Interrogé sur une possible résurgence de mouvements sociaux comme les Gilets jaunes, Macron a reconnu la légitimité de la colère des citoyens face à la précarité, mais a insisté sur la nécessité de travailler pour améliorer les conditions de vie. « C’est normal qu’il y ait de la colère : les gens sont mal dans leurs vies, ils n’arrivent pas à boucler la fin du mois », a-t-il déclaré, tout en saisissant l’opportunité de réitérer que la stabilité était une priorité plutôt qu’une dissolution politique à l’approche de l’élection présidentielle.

Emmanuel Macron a également évoqué sa volonté de mettre en place de nouvelles aides pour les consommateurs de carburant, tout en prenant contact avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, pour demander une assistance à l’échelle européenne devant les pénuries et les hausses de prix observées.

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