La France insoumise reprend contact avec BFMTV malgré des tensions persistantes
Le parti La France insoumise (LFI), qui avait boycotté les émissions de BFMTV pendant une semaine, a annoncé son retour sur les plateaux, à l’exception de l’émission « 100 % Mabrouk », sur laquelle il entend protester contre « une dérive de la ligne éditoriale vers l’extrême droite », rapporte TopTribune.
BFMTV a de son côté réagi en affirmant son engagement envers « le respect du pluralisme » et en précisant qu’elle restera « libre de sa programmation et de sa ligne éditoriale » sans se laisser dicter des conditions.
Mercredi matin, LFI s’est félicitée des engagements de la chaîne, visant à améliorer la « transparence » sur les invités et les thèmes discutés. Le mouvement de gauche radicale soutient avoir obtenu « un renforcement de la rigueur » éditoriale ainsi que des « garanties de correctifs visibles lorsque des informations fausses ont été diffusées ».
Des tensions autour de la ligne éditoriale de BFMTV
LFI a exprimé son mécontentement concernant le « traitement absolument inacceptable » de la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan, en avril, où des accusations graves à son encontre ont été relayées sans aucune précaution.
« Pour protester contre ce qui nous apparaît comme une dérive manifeste de la ligne éditoriale de BFMTV vers l’extrême droite, nous ne participerons ni à l’émission animée par la journaliste Sonia Mabrouk, ni à celle avec le propagandiste anti-LFI Raphaël Enthoven ou le maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard », a déclaré La France insoumise.
BFMTV considère quant à elle ces actions comme une ingérence dans sa liberté de programmation. Elle insiste sur son rôle de média engagé à recevoir toutes les formations politiques, dans le respect du pluralisme établi par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (Arcom).
Les syndicats réagissent également aux pratiques de BFMTV
LFI souligne que cette « dérive » a également été critiquée par des syndicats de journalistes. Dans un communiqué, le SNJ (Syndicat national des journalistes) et la CGT affirment que l’émission « 100 % Mabrouk » donne la parole à des intervenants d’extrême droite, permettant la diffusion de « théories racistes et xénophobes sans presque aucune contradiction ».
« Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer », a répondu la journaliste Sonia Mabrouk.
Avec AFP