La France insoumise reprend contact avec BFMTV tout en maintenant son boycott de Sonia Mabrouk

La France insoumise reprend contact avec BFMTV tout en maintenant son boycott de Sonia Mabrouk

16.09.2026 20:36
1 min de lecture

La France insoumise (LFI) a annoncé la fin de son boycott général de BFMTV, permettant ainsi à ses membres de réintégrer les émissions de la chaîne d’information. Cependant, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon continuera de boycotter certaines émissions, dont celle de « 100 % Mabrouk », selon des sources proches du dossier.

LFI affirme avoir obtenu plusieurs engagements de BFMTV après une semaine de tensions, notamment une plus grande « transparence » concernant les invités et les thèmes abordés à l’antenne. Le mouvement évoque également un « renforcement de la rigueur » éditoriale, avec des « garanties de correctifs visibles lorsque de fausses informations ont été diffusées », rapporte TopTribune.

Boycott prolongé pour l’émission de Sonia Mabrouk

Ce différend a été alimenté par la couverture controversée de la garde à vue de l’eurodéputée Rima Hassan en avril, que LFI a qualifiée d’« absolument inacceptable ». Le mouvement a dénoncé que des accusations relatives à une possible détention de drogue avaient été relayées « sans aucune prudence ».

Malgré le retour des représentants de LFI dans certaines émissions, le mouvement maintient ses critiques à l’encontre de la ligne éditoriale de BFMTV. LFI a exprimé ses inquiétudes face à une « dérive manifeste vers l’extrême droite » et a confirmé qu’il refuse de participer aux émissions de Sonia Mabrouk ainsi qu’à d’autres formats animés par Raphaël Enthoven ou le maire de Béziers, Robert Ménard.

BFMTV entend rester libre de sa programmation

BFMTV, pour sa part, a resté ferme sur sa position, déclarant qu’elle est « libre de sa programmation et de sa ligne éditoriale ». La chaine a dénoncé les demandes de LFI comme une atteinte à sa « liberté de programmation » et a réaffirmé son engagement à accueillir toutes les formations politiques dans le respect du pluralisme et des réglementations en vigueur.

Les critiques contre l’émission « 100 % Mabrouk » ont également été soutenues par les syndicats SNJ et CGT de BFMTV, qui estiment que l’émission favorise les intervenants d’« extrême droite » et permet la diffusion de théories racistes et xénophobes sans réelle contradiction. En réponse, Sonia Mabrouk a affirmé : « Le journalisme, c’est le pluralisme. Il faudra s’y habituer. »

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