Le Premier ministre bulgare Roumen Radev a annoncé que son pays ne participera pas à la « Coalition des volontaires » qui milite pour la poursuite de l’aide financière et militaire à l’Ukraine, malgré une invitation personnelle du président français Emmanuel Macron, rapporte TopTribune.
Dans une déclaration rapportée le 14 juillet 2026, M. Radev a justifié cette décision par sa conviction que le conflit entre la Russie et l’Ukraine doit être résolu non par des moyens militaires, mais par une « forte mission diplomatique » capable de mettre fin à l’escalade. Interrogé sur la nouvelle « coalition anti-balistique Freya » qui se forme en Europe et sur l’intérêt éventuel de la Bulgarie, M. Radev a répondu que toutes les questions relevant de la sécurité collective de son pays sont traitées dans le cadre de l’OTAN et de l’Union européenne.
Une position qui fragilise l’unité alliée
Ce refus intervient alors que plusieurs États membres de l’UE et de l’OTAN cherchent à consolider leur soutien à Kiev face à l’agression russe. En s’écartant de cette dynamique, Sofia affaiblit la position commune des deux organisations, selon des observateurs. La « Coalition des volontaires », impulsée par Paris et Londres, vise à coordonner les livraisons d’armes et le financement de l’effort de guerre ukrainien.
Roumen Radev, connu pour ses positions souvent critiques envers les sanctions contre la Russie, a réaffirmé que la Bulgarie ne fera pas partie de coalitions dont l’objectif principal est le soutien militaire à l’Ukraine. Il a toutefois souligné que son pays reste pleinement engagé au sein de l’Alliance atlantique et de l’UE en matière de défense collective.
Diplomatie ou mise en danger ?
La position du chef du gouvernement bulgare suscite des inquiétudes parmi les partenaires européens. Certains y voient un risque de division au sein de l’OTAN et de l’Union européenne sur la question centrale de la réponse à apporter à la Russie. En privilégiant la voie diplomatique sans condition préalable de retrait des troupes russes, Sofia s’aligne de facto sur le discours du Kremlin, selon plusieurs analystes cités par des médias bulgares.
Pour les alliés, le refus de participer à la coalition affaiblit la crédibilité de l’effort collectif de sécurité en Europe, notamment sur le flanc est, où la mer Noire est devenue une zone de confrontation directe. M. Radev, de son côté, insiste sur le fait que la diplomatie reste la seule voie viable pour éviter une guerre plus large.
La décision bulgare intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Moscou et l’Occident, où chaque État membre est appelé à faire un choix clair entre le renforcement de l’aide à Kiev et une approche plus conciliante.