À peine nommée porte-parole de la Maison-Blanche, Katie Zacharia suscite déjà des tensions diplomatiques. Ses déclarations sur les infrastructures sanitaires chinoises ont provoqué une réaction ironique de Pékin, alors que ses premiers pas dans l’administration Trump sont également marqués par des interrogations sur ses qualifications professionnelles, rapporte TopTribune.
La nouvelle recrue de la Maison-Blanche a déclenché un léger incident diplomatique avec la Chine en affirmant que le pays n’avait pas de « toilettes convenables », moins d’une semaine après sa prise de poste. Pékin a rapidement réagi aux propos de la porte-parole américaine en l’invitant à se rendre « plus souvent » en Chine, selon l’AFP.
Katie Zacharia, qui doit se rendre en Chine le mois prochain, a évoqué dans une interview l’idée selon laquelle la Chine allait bientôt dépasser les États-Unis. « Je m’en souviens très clairement : je revenais tout juste de Chine et je me disais : ‘Comment la Chine peut-elle être le prochain grand pays à l’horizon ? Ils n’ont même pas de toilettes convenables' », a-t-elle déclaré lors d’un échange avec l’influenceur de droite Jack Posobiec.
« Nous l’invitons à se rendre plus souvent en Chine lorsqu’elle en aura l’occasion », a répondu la porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Mao Ning, aux journalistes, réprimant un sourire.
Des débuts laborieux
Les déclarations de la porte-parole pourraient détériorer les relations sino-américaines, s’inscrivant dans un contexte de rivalité intense sur le commerce, la technologie, Taïwan et les droits de l’homme. De son côté, Donald Trump évoque souvent ses excellentes relations avec le président chinois Xi Jinping, qu’il a rencontré deux fois cette année.
Les propos de l’Américaine, âgée de 41 ans, surviennent après des débuts discutables à son poste. Lors de son premier point presse à la Maison-Blanche plus tôt cette semaine, elle a semblé incapable de répondre à des interrogations basiques et a appelé son mari « [son] président ».
Son entrée en scène laborieuse a par ailleurs entraîné des interrogations sur ses qualifications. Présentée comme avocate par le président américain, Katie Zacharia a finalement reconnu avoir échoué à l’examen du barreau, nécessaire aux États-Unis pour pratiquer le droit.
