Congrès des départements : tensions entre le gouvernement et les élus après l'absence de Lecornu

Congrès des départements : tensions entre le gouvernement et les élus après l’absence de Lecornu

16.10.2026 17:17
1 min de lecture

Les tensions entre le gouvernement et les départements s’intensifient

À Reims, Sébastien Lecornu a fait l’objet de vives critiques de la part des départements, qui ont perçu son absence lors d’un congrès comme un « mépris ». La ministre de la Décentralisation, Françoise Gatel, a été accueillie par des huées et des chants de la Marseillaise, marquant le mécontentement des élus devant les coupes budgétaires de 1,2 milliard d’euros prévues pour 2027, rapporte TopTribune.

Les départements, touchés par une baisse des recettes de transactions immobilières et une augmentation des aides sociales, se trouvent dans une situation difficile. Ils espéraient que le Premier ministre se présente pour expliquer directement les impacts de ces mesures budgétaires, mais c’est la ministre qui a pris la parole. François Sauvadet (UDI), ayant exigé la présence du Premier ministre, a exprimé son mécontentement face à la réponse reçue par courrier, la qualifiant d’« insatisfaisante ».

« J’aurais préféré un petit coup de fil plutôt qu’une lettre », a-t-il déclaré, soulignant que cette situation risquait d’« exacerber les tensions ». Xavier Bertrand (LR), président de la région Hauts-de-France, a appuyé ses dires, indiquant que le gouvernement devait prendre la situation plus au sérieux.

Réaction de la ministre Gatel

Francoise Gatel a défendu l’absence de Lecornu, affirmant que le Premier ministre n’était pas en faute et qu’il avait toujours été présent lors de ces congrès. Elle a rappelé une visite précédente qui avait permis d’annoncer un fonds de sauvegarde de 600 millions d’euros et a décrit Lecornu comme « courageux et responsable », au milieu d’une crise sociale croissante parmi les lycéens.

Lors de son discours, alors que de nombreux participants quittaient la salle, Gatel a réagi à une remarque du président du Conseil départemental du Calvados, Jean-Léonce Dupont, qui avait suggéré qu’un ministre devait soit démissionner, soit se taire. « Je suis ministre pour servir, je ne démissionne pas et je ne ferme pas ma gueule », a-t-elle rétorqué.

Malgré les tensions palpables, elle a annoncé une augmentation de 100 millions d’euros de la part de la CSG pour les départements, un geste qui n’a cependant pas suffi à apaiser l’assemblée. Quant à un éventuel rendez-vous à Matignon à mi-novembre, François Sauvadet a promis de faire savoir à ce moment-là s’ils s’y rendront.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER