Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué le traitement médiatique entourant la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, affirmant qu’il s’agit d’une tentative de le faire regretter et désavouer. Lors d’une conférence de presse réservée aux médias numériques alternatifs, le fondateur de La France Insoumise (LFI) a exprimé ses frustrations quant à la couverture médiatique de cet événement, qui a vu plusieurs médias traditionnels, dont l’AFPTV et Libération, exclu de l’événement, rapporte TopTribune.
« Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi », a-t-il insisté face à des journalistes et influenceurs soigneusement sélectionnés. Le syndicat national des journalistes (SNJ) a critiqué ce tri, dénonçant la mise à l’écart d’une partie importante de la profession. Mélenchon a mis en lumière la nécessité de permettre un débat ouvert sur des questions sensibles, tout en désignant certains journalistes comme « inquisiteurs ».
« Nous insulter, nous maltraiter »
L’ancien candidat à la présidentielle a déploré le « rouleau compresseur quotidien permanent » du traitement médiatique, déclarant que les grands médias ne valent plus grand-chose et que leur approche est souvent hostile et dégradante. Il a fait valoir que cette dynamique ne favorise pas un dialogue constructif, mais est plutôt conçue pour humilier et déstabiliser.
Dans un tweet, Mélenchon a souligné : « Des médias traditionnels prétendent qu’une conférence de presse réservée aux nouveaux médias ce serait choisir nos journalistes. Quel mépris pour eux ! » Il a également rappelé avoir été soumis à des pressions médiatiques classiques, qualifiant cette situation de déséquilibrée et d’inacceptable.
Le SNJ a soutenu qu’il est légitime de critiquer le travail des médias sur la mort de Quentin Deranque, tout en mettant en garde contre la tendance à catégoriser les journalistes en « bons » ou « mauvais ». Le syndicat a jugé préoccupante la décision de la LFI de réserver certaines conférences de presse, soulignant un paradoxe dans la revendication de liberté éditoriale.
Soutien à la Jeune Garde
Les Insoumis ont récemment été sous les feux des projecteurs à la suite de l’arrestation de Jacques-Elie Favrot, collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, mis en examen pour « complicité de meurtre » dans le cadre de l’affaire Deranque. Mélenchon a affirmé : « Nous ne renierons pas nos camarades et amis de la Jeune Garde », ni ne chasserons Raphaël Arnault de leur mouvement. Il a également contesté l’idée que ses interlocuteurs étaient proches ideologiquement de LFI.
Durant cette conférence, les questions posées par le public étaient majoritairement favorables envers Mélenchon, qui a reçu des messages de soutien face à ce qu’il a qualifié de « cabale médiatique » visant son mouvement.