La conférence sur l’élimination des combustibles fossiles ouvre la voie à un traité international
La conférence récente représente une occasion clé pour les pays cherchant à se détourner des combustibles fossiles, en éliminant certains des obstacles qui favorisent cette dépendance, rapporte TopTribune.
« L’objectif est de pouvoir aborder les questions délicates concernant l’élimination des combustibles fossiles », déclare Leo Roberts, directeur associé des transitions énergétiques chez E3G, un think tank dédié aux changements climatiques.
Les discussions portent notamment sur les manières de supprimer les systèmes qui encouragent cette dépendance, tels que les systèmes de règlement des différends entre investisseurs et États, permettant aux grandes entreprises de poursuivre les gouvernements pour l’adoption de lois de protection de l’environnement, ou encore la création d’accords commerciaux préférentiels pour les pays engagés dans cette transition.
« Ce ne sont pas seulement des choses qu’un pays peut faire tout seul », souligne Alex Rafalowicz, directeur exécutif de l’Initiative pour un traité sur les combustibles fossiles.
La conférence prépare le terrain pour que les États s’unissent en vue de développer un traité sur l’élimination des combustibles fossiles. Les organisateurs espèrent établir, dans un an, des négociations formelles pour un traité contraignant sur les combustibles fossiles, qui régirait la phase d’élimination de ces ressources. Une seconde conférence internationale, accueillie par la nation insulaire du Pacifique, Tuvalu, est prévue dans l’année.