Israël envisage l'utilisation de crocodiles du Nil pour dissuader les prisonniers palestiniens

Israël envisage l’utilisation de crocodiles du Nil pour dissuader les prisonniers palestiniens

19.07.2026 16:36
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Le gouvernement israélien a récemment classé les crocodiles parmi les espèces élevées en captivité, une décision qui suscite des préoccupations. Des figures de l’extrême droite israélienne envisagent d’installer ces reptiles aux abords des établissements où sont détenus des prisonniers palestiniens, rapporte TopTribune.

La ministre israélienne de la Protection de l’environnement, Idit Silman, a officialisé cette classification cette semaine, ouvrant ainsi la voie à une utilisation pénitentiaire potentielle. Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale et une figure de proue de l’extrême droite, a vivement salué cette mesure, rappelant son souhait formulé en décembre dernier d’utiliser des crocodiles pour décourager les tentatives d’évasion des détenus palestiniens.

« Terroriste maudit, tu songes à tenter de t’évader ? Réfléchis-y à deux fois », a-t-il écrit sur Facebook, accompagnant son message d’une image générée par IA le montrant tenant un crocodile en laisse. Dans son post, il a ajouté : « Les ministres Ben Gvir et Silman coopèrent et entourent les prisons de crocodiles ! »

Le projet de déploiement de crocodiles concerne particulièrement la prison de Ketziot, située dans le sud d’Israël, où sont détenus de nombreux militants du Hamas depuis l’attaque du 7 octobre. Malgré l’opposition exprimée par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs, la nouvelle réglementation permet désormais l’élevage de crocodiles, à condition qu’ils soient gardés par un organisme de sécurité et sous des conditions spécifiques qui seront déterminées par la ministre Idit Silman.

« L’Alcatraz des alligators »

Auparavant considérés comme des animaux sauvages, les crocodiles pourront donc être employés à des fins sécuritaires dans le cadre des prisons israéliennes. Ce type d’initiative pour décourager les évasions pénitentiaires ne représente pas une première ; sous l’administration de Donald Trump, un centre de rétention pour migrants avait été ouvert en 2025 en Floride, dans une zone marécageuse. Cette prison avait été surnommée par Trump lui-même « l’Alcatraz des alligators ».

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