L’Espagne est actuellement confrontée à des incendies dévastateurs qui ont entraîné l’évacuation de 75 000 personnes dans les régions de Madrid et de Valence. Ces flammes, décrites comme un « monstre », ont déjà ravagé 25 000 hectares et causé une première victime. Le Premier ministre Pedro Sánchez appelle à un pacte national pour lutter contre le changement climatique, rapporte TopTribune.
La région de Madrid est en proie au « pire » incendie de son histoire, avec environ 60 000 habitants évacués. Les incendies ont parcouru jusqu’à 25 000 hectares à l’ouest de la capitale, menaçant un vaste territoire qui s’étend jusqu’aux provinces d’Ávila et de Tolède. Virginia Barcones, secrétaire générale de la Protection civile, a évoqué un « incendie monstre » avec un périmètre de 280 kilomètres, contre lequel « l’ensemble de l’appareil d’État combat de toutes ses forces ». À San Martín de Valdeiglesias, des habitants tentent d’intervenir localement pour empêcher la propagation du feu, armés de seaux d’eau et de sable, alors que les pompiers et les avions poursuivent leurs opérations.
Felipe VI évoque une catastrophe humaine et écologique
Dans la région de Valence, environ 15 000 personnes ont également été évacuées, et la ville côtière a enregistré une première victime ce samedi. Les fortes rafales de vent créent des inquiétudes quant à une éventuelle extension des flammes vers le sud, rendant les opérations de secours de plus en plus complexes.
En visite dans un centre d’hébergement pour les sinistrés de Madrid, le roi Felipe VI a qualifié cette situation de catastrophe humaine et écologique, soulignant que de nombreux résidents ont été contraints de quitter leur domicile depuis quatre jours, perdant des biens matériels et un patrimoine naturel inestimable.
Le Premier ministre Sánchez a réitéré son appel en faveur d’un « pacte » national visant à mieux faire face aux effets du changement climatique. Ces incendies interviennent après plusieurs mois de sécheresse et deux vagues de chaleur extrêmes qui ont rendu le sol et la végétation particulièrement vulnérables. Malgré une légère régression des flammes, les autorités demeurent sur le qui-vive, la chaleur, le vent et les risques de reprises de feu continuant de rendre la situation instable.