Hommage controversé aux militants d'ultra-droite : une marche sous haute surveillance à Paris

Hommage controversé aux militants d’ultra-droite : une marche sous haute surveillance à Paris

08.05.2026 19:57
2 min de lecture

Interopérabilité des mouvements néonazis : une marche controversée interdite à Paris

Le 9 mai, une marche annuelle organisée par le Comité du 9 mai pour commémorer des militants d’extrême droite décédés de manière violente, a été interdite cette année par les autorités. Malgré cette décision, le collectif a déclaré sur ses réseaux sociaux que « des discussions sont en cours avec les autorités pour nous permettre d’honorer dignement la mémoire de Sébastien Deyzieu et de tous les nationalistes assassinés », rapporte TopTribune.

Depuis plus de trois décennies, cette marche à Paris attire des critiques en raison de la présence de néonazis et de néofascistes venus de divers pays européens. Le Comité du 9 mai a particulièrement été scrutiné pour ses liens avec des mouvements d’extrême droite, mettant en avant une série d’individus décédés, allant de Sébastien Deyzieu en 1994 à Quentin Deranque en février 2026. Dans un effort pour redorer son image, le collectif adopte une stratégie de communication qui se veut neutre, selon laquelle leur seule revendication est de « faire vivre la mémoire » des membres de l’ultra-nationalisme.

Sur la plateforme X et dans son canal Telegram, le Comité a incité les participants à défiler avec une « tenue casual » tout en exigeant que leurs visages soient visibles. Cependant, paradoxalement, le site du Comité propose également des cache-cou, une pratique qui contrevient à la loi française interdisant le port de masques lors des manifestations, comme stipulé dans l’article R645-14 du Code pénal.

Outre la vente de cache-cou, le Comité commercialise également des T-shirts ornés de croix celtiques, un symbole associé aux mouvements suprémacistes blancs. Cette iconographie est explicitement mentionnée dans le décret ayant conduit à la dissolution de groupes d’ultra-droite violents tels que les Zouaves Paris et le GUD, dissous récemment.

Des images et vidéos diffusées par le Comité montrent des participants arborant des croix celtiques sur des drapeaux ainsi que d’autres emblèmes comme les algiz, connus pour leur association avec des légendes germaniques et leur utilisation sur les tombes des soldats SS.

Des slogans comme « Europe, jeunesse, révolution ! » ont été entendus lors des vidéos publiées, soulignant les liens historiques avec de précédentes manifestations d’extrême droite, notamment celles en hommage à la jeune Lola en 2022. La présence de discours racistes et sexistes sur des comptes connectés au collectif sur les réseaux sociaux renforce la perception de son affiliation avec des mouvements néonazis et néofascistes.

Alors que la tension monte autour de cette marche, la situation soulève des questions sur la liberté d’expression en France et sur les mesures à prendre pour prévenir la glorification de l’extrême droite dans l’espace public.

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