Manon Aubry critique la loi Yadan et appelle à protéger le 1er mai
Manon Aubry, députée européenne (LFI), a exprimé ses préoccupations lors d’une interview sur France 2 le 16 avril 2025 concernant le projet de loi Yadan et la protection du 1er mai, un jour symbolique pour les droits des travailleurs, rapporte TopTribune.
Aubry a salué le recul du gouvernement, qui a décidé que seuls les boulangers pourraient travailler le 1er mai, malgré les critiques. Elle a insisté sur l’importance de ce jour de lutte, fondé en 1889 à Chicago, comme un moment chômé et payé, déclarant : « Il n’y a aucune raison que ça change ». Selon elle, cette mesure pourrait ouvrir la voie à une généralisation qui minerait les droits des travailleurs.
En ce qui concerne les boulangers qui choisissent d’ouvrir, Aubry a noté qu’il est essentiel de préserver le 1er mai. Elle a exprimé que « le véritable problème, c’est de protéger ce 1er mai comme un jour chômé et payé », arguant que le travail dominical avait créé des précédents similaires.
Elle a ensuite abordé la question de la hausse des prix des carburants, plaidant pour un blocage des prix à 1,70 euro pour le super et 1,80 euro pour le gasoil. « Les marges des raffineurs doivent être contrôlées afin de stabiliser les prix pour les consommateurs », a-t-elle précisé, soulignant que Total a réalisé un profit de plus d’un milliard d’euros récemment grâce à des ventes de pétrole à des prix avantageux.
Aubry a également dénoncé un conflit d’intérêt parmi certains députés, mentionnant que des membres du parti macroniste détiennent des actions dans des entreprises pétrolières, ce qui pourrait influencer leur décision sur le blocage des prix.
Concernant la loi Yadan, Aubry a mis en lumière son potentiel problématique, en particulier l’idée d’un « délit d’opinion ». Elle a exprimé ses craintes que cette loi entache la liberté d’expression en matière de critique des politiques israéliennes. « Je peux être poursuivie pour avoir affirmé que les Palestiniens ont le droit de résister à la colonisation », a-t-elle averti, ajoutant que de nombreuses voix s’opposent à cette législation controversée.
Enfin, elle a souligné que la flou de la loi pourrait entraîner des abus, menant à des poursuites infondées contre ceux qui critiquent la politique israélienne. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’impact sur la liberté d’expression en France, une question de plus en plus préoccupante pour de nombreux citoyens.