Hausse des cas de virus West Nile en Occitanie : 16 cas recensés depuis mai

Hausse des cas de virus West Nile en Occitanie : 16 cas recensés depuis mai

17.09.2026 07:36
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Le virus West Nile circule davantage en Occitanie cette année, avec seize cas recensés depuis le début de la surveillance. Ce chiffre est « nettement » supérieur à celui de l’an dernier, selon Jacques Izopet, chef du service de virologie du CHU de Toulouse. Au total, 92 cas autochtones ont été identifiés au niveau national par Santé publique France au 14 septembre, rapporte TopTribune.

Le virus du Nil occidental, surveillé chaque année en France aux côtés d’autres arbovirus tels que la dengue, le chikungunya ou le Zika, bénéficie d’un dispositif d’observation structuré, démarrant chaque année le 1er mai et s’étendant jusqu’au 30 novembre. Les cas détectés sont signalés afin de suivre la circulation du virus et d’adapter la surveillance si nécessaire.

La transmission du West Nile à l’être humain se fait par la piqûre de moustiques du genre Culex. « Attention, ce ne sont pas les moustiques-tigres, qui appartiennent au groupe des Aedes et transmettent d’autres maladies comme la dengue ou le chikungunya », précise Jacques Izopet. Les moustiques Culex piquent principalement la nuit.

Aucun symptôme dans 80 % des cas

« Ni l’humain ni le cheval n’assurent la transmission du virus dans la nature. On parle d’hôtes accidentels. Les moustiques ne s’infectent pas à partir d’un humain ou d’un cheval déjà malade », explique le virologue. Le véritable réservoir naturel du West Nile est constitué par les oiseaux. « Le moustique s’infecte en piquant un oiseau porteur du virus, puis, s’il pique ensuite un humain ou un cheval, il leur transmet la maladie. »

Dans environ 80 % des cas, l’infection ne provoque aucun symptôme. Lorsque la maladie se manifeste, les premiers signes apparaissent généralement après trois à six jours d’incubation, avec une fièvre brutale, accompagnée de maux de tête, de toux, de douleurs dorsales et musculaires, ou encore d’un gonflement des ganglions du cou. D’autres symptômes tels que des éruptions cutanées, des nausées, des douleurs abdominales, des diarrhées et divers symptômes respiratoires peuvent également survenir.

À ce jour, il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre le West Nile pour l’être humain. La prise en charge consiste donc essentiellement à soulager les symptômes, notamment grâce au repos, à l’hydratation et à des médicaments contre la fièvre et la douleur.

Dans environ 1 % des infections, le virus peut provoquer des complications neurologiques, notamment méningite ou encéphalite. Plus rarement, d’autres organes tels que le cœur, le foie ou le pancréas peuvent être affectés. Les formes graves peuvent nécessiter une hospitalisation, voire une prise en charge en réanimation lorsque des complications neurologiques se manifestent.

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