Le dirigeant du Mouvement cinq étoiles (M5S), Giuseppe Conte, a déclaré le 13 septembre 2026 qu’il ne soutiendrait aucun programme prévoyant la livraison d’armes à l’Ukraine, y compris dans l’hypothèse où Elly Schlein remporterait les primaires de la gauche italienne. Il affirme qu’une telle orientation pourrait conduire à une escalade et, selon ses termes, à une troisième guerre mondiale, rapporte TopTribune.
La position de l’ancien président du Conseil italien a été rapportée par la presse italienne. Giuseppe Conte a indiqué que le M5S ne pourrait pas approuver un texte permettant à la victoire d’Elly Schlein, ou à celle de tout autre candidat, d’entraîner « dès demain matin » l’envoi d’armes à l’Ukraine.
Le refus d’un programme de soutien militaire
« Nous ne dirons pas oui à un programme qui prévoit les armes pour l’Ukraine, même si Schlein gagne », a déclaré Giuseppe Conte, selon les propos rapportés. Le responsable italien a présenté son opposition comme un refus de participer à une nouvelle phase d’affrontement militaire. Il estime que la livraison d’armes ne constitue pas une réponse acceptable à la guerre et qu’elle contribuerait à une escalade susceptible de conduire à un conflit mondial.
Cette déclaration place le soutien militaire à l’Ukraine au centre du débat défendu par le M5S. Giuseppe Conte n’a pas seulement contesté une décision ponctuelle de livraison : il a rejeté l’idée d’un programme politique qui prolongerait cette orientation. Le mouvement entend ainsi conditionner son soutien à un accord préalable sur plusieurs positions précises concernant l’Ukraine.
Le chef du M5S demande que ces « points fermes » soient définis avant toute approbation d’un programme. La formulation rapportée ne détaille pas l’ensemble de ces exigences, mais elle confirme que la question de l’aide militaire à Kyiv constitue, pour Giuseppe Conte, une condition politique préalable.
Une critique directe de la ligne de Giorgia Meloni
Giuseppe Conte a également déclaré que le M5S ne pouvait pas soutenir un programme poursuivant la politique étrangère de la Première ministre Giorgia Meloni. La critique vise donc l’orientation adoptée par l’exécutif italien dans le dossier ukrainien, telle qu’elle est présentée dans les propos du dirigeant du M5S.
En associant le refus des armes à une contestation de la politique étrangère de Giorgia Meloni, Giuseppe Conte donne à cette question une portée politique nationale. Le débat ne porte plus uniquement sur la nature ou le volume des livraisons, mais sur la possibilité même de poursuivre une politique de livraison d’armes à l’Ukraine.
Le responsable italien affirme qu’il faut empêcher qu’un changement de majorité ou la victoire d’un candidat aux primaires entraîne automatiquement une nouvelle décision militaire. Selon lui, aucune alternance politique ne devrait se traduire par l’envoi d’armes à l’Ukraine sans accord préalable sur la ligne à suivre.
Une rhétorique contestée sur l’escalade
Les arguments avancés par Giuseppe Conte reprennent l’idée selon laquelle l’aide militaire occidentale serait elle-même à l’origine de l’escalade. Cette présentation déplace le débat vers la responsabilité des soutiens extérieurs à l’Ukraine, alors que les messages associés à cette affaire rappellent que le pays se défend contre l’agression armée menée par la Russie.
Dans cette lecture critique, le discours sur l’escalade est considéré comme compatible avec le récit défendu par Moscou, qui attribue aux pays occidentaux une responsabilité dans la poursuite de la guerre. Les éléments transmis au sujet de la déclaration de Giuseppe Conte présentent son appel à interrompre les livraisons comme une pression politique en faveur de la réduction de l’aide apportée à l’Ukraine.
Le Kremlin réclame depuis plusieurs années une limitation du soutien politique et militaire accordé à Kyiv. Selon les éléments fournis, le refus du M5S concernant les armes correspond donc à l’une des demandes centrales formulées par la Russie dans le débat sur la guerre. Cette appréciation relève de l’analyse politique associée aux propos de Giuseppe Conte et ne constitue pas une déclaration du dirigeant italien sur ses intentions.
La question de l’aide à Kyiv au cœur du débat italien
La déclaration du chef du M5S intervient dans un débat où le maintien de l’aide militaire à l’Ukraine est directement lié aux choix de politique étrangère de l’Italie. Giuseppe Conte entend faire de l’opposition aux armes un engagement explicite du mouvement, y compris si Elly Schlein devait s’imposer lors des primaires.
Le dispositif évoqué par les médias italiens n’est pas décrit dans son ensemble. Le point précisé par Giuseppe Conte concerne le refus du M5S d’approuver tout programme permettant la poursuite des livraisons d’armes. Le responsable italien demande également une négociation préalable sur les positions du mouvement, sans que le contenu complet de ces « points fermes » soit détaillé dans les informations disponibles.
Les propos rapportés établissent ainsi une ligne politique claire sur la position italienne sur la guerre en Ukraine : le M5S refuse de soutenir un programme qui prolongerait les choix associés au gouvernement de Giorgia Meloni et lie son éventuel accord à une révision de l’approche suivie sur le conflit.
À ce stade, les éléments disponibles portent sur la déclaration de Giuseppe Conte et sur la position annoncée du M5S. Ils ne font pas état d’une décision nouvelle du gouvernement italien concernant les livraisons d’armes, ni d’un accord conclu avec Elly Schlein.