Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a proposé, lundi 21 septembre, une « consultation » pour réformer la gouvernance de l’instance afin de répondre aux critiques après sa tentative d’introduire des investissements privés dans la Coupe du monde. Cette annonce survient alors que l’organisation est en crise depuis la révélation d’un projet avorté d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés, rapporte TopTribune.
Dans une lettre adressée aux 211 fédérations membres, Infantino a souligné l’importance d’engager un dialogue structuré et temporel avec les confédérations et les parties prenantes pour renforcer les processus décisionnels de la FIFA. Le dirigeant a également mentionné que la consultation viserait à recueillir des propositions sur les rôles respectifs des différentes instances de gouvernance ainsi que des moyens concrets pour améliorer la transparence et la responsabilité dans les initiatives stratégiques.
Infantino a proposé d’examiner les premières propositions lors du Conseil prévu le 15 octobre, tout en assurant que les contributions écrites pourraient également être prises en compte ultérieurement. Toute modification résultant de cette consultation serait soumise au Congrès pour examen et approbation.
Un dirigeant et une gouvernance contestés
Cette initiative est lancée à un moment où Infantino, qui brigue un nouveau mandat en mars prochain, fait face à une pression croissante. Le monde du football se divise autour de sa gouvernance jugée opaque, notamment après qu’il ait proposé, sans consultation, la création d’une société commerciale dédiée à loger jusqu’à 20 % des recettes de la Coupe du monde.
Ce projet, révélé par le journal The Times, a été officialisé le 28 juillet, peu après la victoire de l’Espagne lors de la finale de la Coupe du monde 2026, provoquant surprise et opposition. Infantino a rapidement dû abandonner l’initiative, intitulée « FIFA Forward Entreprise » (FFE), face à la vive résistance de la Confédération européenne (UEFA), de la Concacaf et de la Confédération asiatique (AFC).
Malgré le retrait du projet FFE, l’UEFA, soutenue par la Concacaf et l’AFC, continue de faire pression pour le départ d’Infantino, dont la position à la tête de la FIFA paraît de plus en plus fragile.