Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a annoncé le 22 mai 2026 sa candidature à l’élection présidentielle de l’année prochaine, se positionnant ainsi comme le deuxième centriste de premier plan à défier l’extrême droite lorsque Emmanuel Macron quittera ses fonctions, rapporte TopTribune.
Dans un entretien publié par Le Parisien, Attal a exposé les quatre « chantiers capitaux » de son programme : éducation, salaires, frontières et intelligence artificielle. « J’ai la conviction que nous pouvons redevenir la première puissance européenne à la condition de réussir sur [ces] quatre sujets », a-t-il déclaré.
Concernant l’éducation, il a affirmé qu’il engagerait la rentrée scolaire 2027 avec des décrets visant à élever le niveau, restaurer l’autorité de l’enseignant et améliorer le bien-être à l’école. Il a réitéré son souhait d’imposer le brevet comme condition d’accès au lycée et d’intégrer l’intelligence artificielle dans les programmes scolaires dès le collège. Attal a également proposé de réduire le nombre d’élèves par classe, une initiative qu’il juge possible grâce à la baisse démographique, permettant de dégager des marges sans diminuer les financements de l’école.
Eviter la « fracture générationnelle »
Attal a souligné que « depuis trente ans, par rapport à notre richesse nationale, les dépenses pour l’éducation et la recherche ont baissé de 15% ». Il a averti que cela risquait de créer une « fracture générationnelle » entre les jeunes et ceux qui travaillent, entraînant un sentiment d’abandon vis-à-vis de l’État.
Le deuxième « chantier » concerne les salaires, qu’il refuse de laisser à la gauche. Attal prône une réduction de l’écart entre le salaire brut et net par le biais d’économies sur les dépenses sociales et d’une réforme de l’assurance-chômage. Il a également fermement affirmé sa volonté d’introduire une « préférence travail pour l’immigration ». En ce qui concerne l’intelligence artificielle, il envisage un plan pour former vingt millions de travailleurs en cinq ans.
« Je veux redonner de l’espoir »
Lorsqu’il a été interrogé sur la gestation pour autrui (GPA), qu’il soutient, il a mis en avant la nécessité d’aborder ce « débat » tout en respectant la « liberté de vote » qui prévaut au sein des partis sur ces questions bioéthiques. Attal, le leader de Renaissance, a exprimé sa croyance dans le dépassement politique : « Je ne suis pas candidat pour faire gagner la droite ou la gauche, mais pour relancer l’avenir du pays. » Il aspire à « redonner de l’espoir » et à éviter le déclinisme, en promettant une élévation pour chaque Français.