Les révélations concernant les dysfonctionnements au sein de la Justice dans l’affaire Lyhanna constituent un revers significatif pour Gérald Darmanin. La popularité du garde des Sceaux a en effet fortement chuté parmi les Français, comme le révèle un sondage publié par La Tribune Dimanche, rapporte TopTribune.
La profonde émotion persistante en France, neuf jours après la découverte du corps de la collégienne de 11 ans dans le Gers, a commencé à ternir l’image de Gérald Darmanin, bien qu’il reste le ministre le plus populaire du gouvernement. Le ministre de la Justice enregistre 39 % d’avis favorables, un recul de 5 points par rapport à la précédente enquête, selon le dernier baromètre Ipsos BVA-Cesi école d’ingénieurs pour le journal. Il surpasse néanmoins son homologue de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui obtient 25 % d’avis positifs, en hausse de 3 points sur le mois passé.
Darmanin encore loin devant Nuñez
L’affaire Lyhanna a provoqué un véritable séisme au sein du paysage politico-judiciaire. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait fait l’objet de plusieurs signalements et plaintes pour des violences sexuelles sur mineures, sans aucune action prise à son encontre. « Dès qu’une défaillance est perçue dans le domaine régalien, la sanction vient immédiatement de la part des électeurs de ce bord-là », déclare Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos, dans La Tribune Dimanche, soulignant la baisse de popularité de Gérald Darmanin notamment parmi les électeurs de droite.
Chute également pour Lecornu
Le Premier ministre Sébastien Lecornu subit également une baisse de sa cote de popularité, chutant de 4 points sur la même période, avec une diminution significative de 10 points parmi les sympathisants des Républicains, ne totalisant plus que 24 % d’avis favorables.
Une majorité écrasante de 86 % des sondés considère que l’affaire Lyhanna illustre un « problème récurrent dans le fonctionnement des institutions », selon le baromètre. Seules 8 % des personnes interrogées estiment qu’il s’agit d’un dysfonctionnement « exceptionnel ».
Parmi les facteurs relevés, les sondés identifient le manque de prise en considération des affaires de violences sexuelles sur mineurs (29 %) et le laxisme perçu de la justice (23 %).