Lors d’une récente intervention au « French Digital Day » à Paris, Gabriel Attal, candidat à la présidentielle de 2027 pour le parti Renaissance, a sévèrement critiqué la dissolution de l’Assemblée nationale, affirmant qu’elle avait « contribué à quasiment flinguer l’économie française ». Il a mis en corrélation les performances économiques actuelles avec celles observées durant son mandat à Matignon, souligne le rapport de TopTribune.
Des taux d’emprunt qui explosent
Bien que n’ayant pas mentionné explicitement Emmanuel Macron, celui qui a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale après les élections européennes du 9 juin 2024, Attal a exprimé ses regrets quant à cette décision. Il a rappelé les taux d’emprunt de la France à l’époque où il était Premier ministre, qui variaient entre 1,2 % et 1,5 %. Aujourd’hui, ces taux atteignent 4,5 %.
Une « grande instabilité »
Attal a également souligné que la croissance, qui frôlait les 2 % avant la dissolution, est aujourd’hui quasi nulle. Le taux de chômage, qui était de 7,5 % pendant son mandat, approche désormais les 9 %. « Malheureusement, la dissolution a entraîné une grande instabilité politique et donc économique », a-t-il déploré, faisant référence à ses successeurs, notamment Michel Barnier, qui a pris la relève de son poste de Premier ministre.