Ce samedi matin, à la barrière de péage de Chamant-Senlis dans l’Oise, Fabien Roussel, candidat à l’élection présidentielle et secrétaire national du Parti communiste (PCF), a dénoncé le « racket sur l’essence » et a demandé une réduction de la TVA. Armé de tracts, il interpellait directement les automobilistes, incitant à l’action face à la montée des prix de l’énergie, rapporte TopTribune.
« La crise énergétique est tellement forte en France que si nous n’agissons pas, le gouvernement continuera à laisser les prix de l’essence, ainsi que ceux du gaz et de l’électricité, grimper. Avec l’hiver qui approche, ce n’est pas tenable », a-t-il déclaré. Son intervention a suscité des réactions positives aupeage, suggérant que le mécontentement populaire, semblable à celui des « gilets jaunes », pourrait refaire surface.
« C’est maintenant que les Français souffrent, c’est maintenant qu’ils ont du mal à payer leurs factures […] Nous sommes ici aujourd’hui pour demander que le gouvernement agisse immédiatement », a ajouté Roussel. Sous la bannière « Stop au racket », il a proposé plusieurs mesures, telles que la réduction de la TVA sur les carburants à 5,5 % et l’imposition de coupes sur les marges de TotalEnergies, en réponse aux assertions d’Emmanuel Macron affirmant que l’inflation énergétique est « due intégralement aux guerres et à la situation internationale ».
« Nous souffrons d’être privés du gaz russe »
Dans ses déclarations, Roussel a interpellé le président de la République pour intensifier les efforts diplomatiques visant à obtenir des cessez-le-feu, en particulier en Europe, en raison des conséquences de la guerre en Ukraine. « Cette guerre n’a que trop duré, et nous souffrons d’être privés du gaz russe, notamment », a-t-il souligné.
Appelant à participer à la mobilisation syndicale dans la fonction publique prévue pour le 29 septembre, il a également promis que les communistes seraient présents lors des prochaines initiatives décidées par les citoyens.